Dame nature et les OGM
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Dame nature et les OGM
Dame nature et les OGM
Il n'y a pas trés longtemps, nous avions fait une marche nocturne de plusieurs kilomètres.
Au petit matin aprés quelques heures de bivouac, nous poursuivions notre marche dans la forêt pour tomber sur quelque chose d'étonnant :

Des plantes de maïs poussant parfaitement bien dans la forêt!
Le plus étonnant, c'est que ces plans de maïs poussaient loin des cultures même de maïs, prés d'une petite rivère et en bonne santé! (soit, trés proche des conditions naturelles de vie du maïs, qui est je le rappelle une plante originaire d'amérique du sud et d'amérique centrale.)

Les plantes avaient de larges feuilles bien vertes. Aprés une longue observation, je n'ai remarqué aucunes traces d'insectes ayant attaquées ses feuilles. les épis, d'une grande taille aussi, ne présentaient aucun ravage d'insectes. La plante était tout bonnement magnifique!

Ces plans de maïs poussaient tranquillement ici, sans aucun pesticide ou traitement visant à les protéger des insectes dits "nuisibles". Elles étaient même supérieures en qualité par rapport au champs de maïs plusieurs kilomètres plus loin faisait peine à voir en comparaison (plantes plus petites, petites feuilles sèches, petits épis...).
Cette observation me laissait donc songeur : A quoi sert ces dits "OGM", et tout ses produits chimiques comme les engrais et pesticides, lorsqu'on voit que Dame nature à elle seule fait pousser ces maïs tout naturellement (quel pléonasme!), ce qui rend palo le moindre champs chimique des nos chers agriculteurs?
La solution ne se trouverait pas dans une meilleure gestion des terres (en raison des appauvrissements) et un "nomadisme agricoles"?
Certaines tribues amérindiennes faisant partie des peuples agriculteurs déménageaient régulièrement au terme des cycles naturels qui correspondaient à l'épuisement des sols. Ils défrichaient des zones bien précises (à proximité de point d'eau etc), puis on cultivait quelques temps avant de partir fonder un autre village ailleur, sur des terres vierges ou regénérées avec le temps.
Le débat reste ouvert...
Jonathan
Nota : les cultures de maïs du coin se situaient à prés de 5km du point où nous avons photograhié ces plantes, et aucune culture de cette région est d'origine "Organisme génétiquement modifié".
Il n'y a pas trés longtemps, nous avions fait une marche nocturne de plusieurs kilomètres.
Au petit matin aprés quelques heures de bivouac, nous poursuivions notre marche dans la forêt pour tomber sur quelque chose d'étonnant :

Des plantes de maïs poussant parfaitement bien dans la forêt!
Le plus étonnant, c'est que ces plans de maïs poussaient loin des cultures même de maïs, prés d'une petite rivère et en bonne santé! (soit, trés proche des conditions naturelles de vie du maïs, qui est je le rappelle une plante originaire d'amérique du sud et d'amérique centrale.)

Les plantes avaient de larges feuilles bien vertes. Aprés une longue observation, je n'ai remarqué aucunes traces d'insectes ayant attaquées ses feuilles. les épis, d'une grande taille aussi, ne présentaient aucun ravage d'insectes. La plante était tout bonnement magnifique!

Ces plans de maïs poussaient tranquillement ici, sans aucun pesticide ou traitement visant à les protéger des insectes dits "nuisibles". Elles étaient même supérieures en qualité par rapport au champs de maïs plusieurs kilomètres plus loin faisait peine à voir en comparaison (plantes plus petites, petites feuilles sèches, petits épis...).
Cette observation me laissait donc songeur : A quoi sert ces dits "OGM", et tout ses produits chimiques comme les engrais et pesticides, lorsqu'on voit que Dame nature à elle seule fait pousser ces maïs tout naturellement (quel pléonasme!), ce qui rend palo le moindre champs chimique des nos chers agriculteurs?
La solution ne se trouverait pas dans une meilleure gestion des terres (en raison des appauvrissements) et un "nomadisme agricoles"?
Certaines tribues amérindiennes faisant partie des peuples agriculteurs déménageaient régulièrement au terme des cycles naturels qui correspondaient à l'épuisement des sols. Ils défrichaient des zones bien précises (à proximité de point d'eau etc), puis on cultivait quelques temps avant de partir fonder un autre village ailleur, sur des terres vierges ou regénérées avec le temps.
Le débat reste ouvert...
Jonathan
Nota : les cultures de maïs du coin se situaient à prés de 5km du point où nous avons photograhié ces plantes, et aucune culture de cette région est d'origine "Organisme génétiquement modifié".
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John.C, formateur survie Казак, прежде всего...
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NOTRE PARTENAIRE MATÉRIEL : Pyrene-Bushcraft LE Spécialiste de l’Équipement Bushcraft et Rando Nature 8% de réduction immédiate sur UNE commande pour UN stage effectué à l'EVSF (Validité à partir du 1er janvier 2012 et non rétroactive.voir conditions auprès de Pyrene-bushcraft. Tentes Helsport et poêle Titanium Goat exclus de réduction)
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Re: Dame nature et les OGM
Bonjour à tous!
Je ne suis pas pour les OGM car ce n'est pas du tout naturel.
J'ai lu un article à ce sujet il n'y a pas si longtemps, qui explique que même les scientifiques ne savent pas trés bien où ils mettent les pieds en ce qui concerne ces modifications génétiques.
Ils ne savent pas quelles répercutions que ça pourrait avoir sur la nature, ou même sur les animaux.
Je pense que si la nature est faite comme ça c'est qu'il y a une raison!Il ne faut donc pas toucher à la génétique!
Alors pourquoi gaspiller autant d'argent pour des recherches qui durent de longues années qui ne meneront à rien ou à un désastre ; alors que la nature est bien faite,? Il suffirait juste de la connaitre et de savoir s'en servir correctement.
Le site sur lequel j'ai lu cet article :
http://www.fao.org/french/newsroom/focus/2003/gmo8.htm
bonne lecture
à bientot
didine
Je ne suis pas pour les OGM car ce n'est pas du tout naturel.
J'ai lu un article à ce sujet il n'y a pas si longtemps, qui explique que même les scientifiques ne savent pas trés bien où ils mettent les pieds en ce qui concerne ces modifications génétiques.
Ils ne savent pas quelles répercutions que ça pourrait avoir sur la nature, ou même sur les animaux.
Je pense que si la nature est faite comme ça c'est qu'il y a une raison!Il ne faut donc pas toucher à la génétique!
Alors pourquoi gaspiller autant d'argent pour des recherches qui durent de longues années qui ne meneront à rien ou à un désastre ; alors que la nature est bien faite,? Il suffirait juste de la connaitre et de savoir s'en servir correctement.
Le site sur lequel j'ai lu cet article :
http://www.fao.org/french/newsroom/focus/2003/gmo8.htm
bonne lecture
à bientot
didine

didine- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Jonathan (C.John) a écrit:OGM? Non, pour une exploitation naturelle des sols!
Cette observation me laissait donc songeur : A quoi sert ces dits "OGM", et tout ses produits chimiques comme les engrais et pesticides, lorsqu'on voit que Dame nature à elle seule fait pousser ces maïs tout naturellement (quel pléonasme!), ce qui rend palo le moindre champs chimique des nos chers agriculteurs?
Ce mode de culture n'est pas viable dans un monde capitaliste qui demande un profit rapide et controlable.
Ce maïs "naturel" (entre guillemet parceque c'est A priori sans vérification expérimentale) n'est pas adapté à la production de masse. Un maïs ne peut être élévé au milieu d'autres plantes cela rendrait la récolte de masse trop fastidieuse. Et la jachère n'existe plus en raison de la production qui doit sans cesse augmenter, la jachère d'aujourd'hui c'est les engrais et les pesticides.
demander à l'homme de chercher le pouvoir et la richesse oui, mais demander lui d'être sage raisonable et pondéré, non par définition.

Romain- MEMBRE ACTIF

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Re: Dame nature et les OGM
Bonsoir,
Après avoir été sur le lien que Didine propose, je pense aussi qu'il ne faut pas modifier la nature.
Les hommes ne devraient pas jouer avec ce qui nous sert de source.
Cela risque de causer la perte de l'humanité et de la terre.
Donc faisont tous pour la préserver.
Cordialement,
Laurent
Après avoir été sur le lien que Didine propose, je pense aussi qu'il ne faut pas modifier la nature.
Les hommes ne devraient pas jouer avec ce qui nous sert de source.
Cela risque de causer la perte de l'humanité et de la terre.
Donc faisont tous pour la préserver.
Cordialement,
Laurent

Laurent- MEMBRE ACTIF

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Re: Dame nature et les OGM
laurent J (petitlolo) a écrit:Bonsoir,
Après avoir été sur le lien que Didine propose, je pense aussi qu'il ne faut pas modifier la nature.
Il faudrait beaucoup de chose, mais la réalité et les besoins sont tout autres.
laurent J (petitlolo) a écrit:
Cela risque de causer la perte de l'humanité et de la terre.
La terre saura s'adapter sans aucun problème, l'humanité disparaitrait, oui et alors ?
Cela montrera une chose, qu'elle était inadapté à son environnement, c'est tout, si l'humanité n'est pas assez évoluée pour vivre en toute intelligence et bien par sélection naturel elle disparaitra et c'est tout, c'est pas une tragédie, c'est la nature.
Bien entendu il ne faut pas polluer, prendre soin de son environnement etc.. mais pour moi, ce n'est pas pour l'Homme qui faut le faire mais pour une harmonie et un respect personnel. On respecte son environnement ,de bureau, ses amis, les passants, sa maison, le restaurant dans lequel on mange au même titre que la forêt où le lac. Pour moi ce n'est pas une histoire de survie le respect de la nature mais d'évidence de savoir vivre. Ce n'est pas parceque je risque un coup de baton à chaque fois que je jette un papier par terre que je le mets toujours à la poubelle, non c'est parceque je respecte les autres et ce qui m'entoure, pour mon propre bien-être et une harmonie général. N'agissez pas en fonction des conséquences mais pour votre propre bien-être intellectuel. On est dedans le reflet de ce qu'on est à l'extérieur.

Romain- MEMBRE ACTIF

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Re: Dame nature et les OGM
-"On est à l'extérieur ce qu'on est à l'intérieur"
-"c'est pas une tragédie, c'est la Nature" : ce sont les lois de Mère Nature. Si les Hommes disparaissent, c'est en effet qu'ils n'ont pas su s'adapter et vivre en harmonie avec leur milieu. Ce qui est plus dommage, c'est que ce n'est pas que l'Homme qui trinquent dans l'histoire...Tous le monde connait la célèbre phrase de st Exupery "nous ne donnons pas la terre à nos enfants, nous leur empruntons" (ou quelque chose du genre...). ET bien cette phrase qui tire en réalité son origine d'un discours amérindien est ce qui me semble le plus vrai : pensons à nos descendants.
Cordialement, Jonathan
-"c'est pas une tragédie, c'est la Nature" : ce sont les lois de Mère Nature. Si les Hommes disparaissent, c'est en effet qu'ils n'ont pas su s'adapter et vivre en harmonie avec leur milieu. Ce qui est plus dommage, c'est que ce n'est pas que l'Homme qui trinquent dans l'histoire...Tous le monde connait la célèbre phrase de st Exupery "nous ne donnons pas la terre à nos enfants, nous leur empruntons" (ou quelque chose du genre...). ET bien cette phrase qui tire en réalité son origine d'un discours amérindien est ce qui me semble le plus vrai : pensons à nos descendants.
Cordialement, Jonathan
Dernière édition par le Jeu 4 Oct 2007 - 21:45, édité 1 fois
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Re: Dame nature et les OGM
Bonjour à tous
Je pense que c'est la facilité de dire (l’humanité disparaîtrait, oui et alors ?)
Pour ma part ayant deux enfants en bas âges, au contraire, je trouve qu'il faudrait au moins se battre pour essayer de rétablir l'ordre des choses.
C'est une bonne chose, si tu as bonne conscience de ce que tu fais, mais penses tu vraiment que cela sois inutile de se battre pour nos générations futures.
Au contraire, moi je pense que si tout le monde si m'étaient, ça pourrait faire avancer les choses.
Comme apprendre a nos enfants a quoi sert la nature, au lieu de juste les emmener jouer dedans.Il faudrait leur expliquer pourquoi il ne faut pas détruire la nature. Leur apprendre comment l'observer.
Je sais que se sont de belle parole et que tout le monde à notre époque ne prend pas le temps de le faire mais, si nous déjà nous le faisant pour nos enfants, eux le feraient pour les leurs. Et ainsi de suite ...et peut être que cela nous fera avancer les choses.
Pourquoi ne pas leur apprendre tout ça, alors qu'on leur apprend bien à respecter les autre, à être poli et toutes les choses que nous trouveront naturelle.
Et bien je pense que leurs apprendre la vie de la nature est aussi importante que le reste.
Romain dit : Bien entendu il ne faut pas polluer, prendre soin de son environnement etc. mais pour moi, ce n'est pas pour l'Homme qui faut le faire mais pour une harmonie et un respect personnel.
Oui, certes c'est ce que l'on apprend à nos enfants, le respect des choses. Mais crois tu vraiment que tu le fais réellement que pour toi.
Moi je pense que quand je fais quelque chose, c'est sûre, c'est pour moi mais aussi pour les autres ou mon entourage.
Par exemple : se promener en forêt et découvrir des bouts de verre ou des bouteilles, ben, dans ce cas, on ramasse car on sait que c'est dangereux.
Donc on le fait aussi pour les autre personnes qui pourraient se blesser avec (un exemple parmis tant d’autre.)
Je pense au contraire qu’il ne faut pas penser qu’à soi mais à toutes personnes qui nous entourent.
à bientôt
Didine
[edit modérateur -correction orthographique et synthaxique-]
Je pense que c'est la facilité de dire (l’humanité disparaîtrait, oui et alors ?)
Pour ma part ayant deux enfants en bas âges, au contraire, je trouve qu'il faudrait au moins se battre pour essayer de rétablir l'ordre des choses.
C'est une bonne chose, si tu as bonne conscience de ce que tu fais, mais penses tu vraiment que cela sois inutile de se battre pour nos générations futures.
Au contraire, moi je pense que si tout le monde si m'étaient, ça pourrait faire avancer les choses.
Comme apprendre a nos enfants a quoi sert la nature, au lieu de juste les emmener jouer dedans.Il faudrait leur expliquer pourquoi il ne faut pas détruire la nature. Leur apprendre comment l'observer.
Je sais que se sont de belle parole et que tout le monde à notre époque ne prend pas le temps de le faire mais, si nous déjà nous le faisant pour nos enfants, eux le feraient pour les leurs. Et ainsi de suite ...et peut être que cela nous fera avancer les choses.
Pourquoi ne pas leur apprendre tout ça, alors qu'on leur apprend bien à respecter les autre, à être poli et toutes les choses que nous trouveront naturelle.
Et bien je pense que leurs apprendre la vie de la nature est aussi importante que le reste.
Romain dit : Bien entendu il ne faut pas polluer, prendre soin de son environnement etc. mais pour moi, ce n'est pas pour l'Homme qui faut le faire mais pour une harmonie et un respect personnel.
Oui, certes c'est ce que l'on apprend à nos enfants, le respect des choses. Mais crois tu vraiment que tu le fais réellement que pour toi.
Moi je pense que quand je fais quelque chose, c'est sûre, c'est pour moi mais aussi pour les autres ou mon entourage.
Par exemple : se promener en forêt et découvrir des bouts de verre ou des bouteilles, ben, dans ce cas, on ramasse car on sait que c'est dangereux.
Donc on le fait aussi pour les autre personnes qui pourraient se blesser avec (un exemple parmis tant d’autre.)
Je pense au contraire qu’il ne faut pas penser qu’à soi mais à toutes personnes qui nous entourent.
à bientôt
Didine
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Dernière édition par le Jeu 4 Oct 2007 - 20:10, édité 2 fois

didine- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Bonjour Didine,
si je me suis fais l'avocat du diable c'était pour mettre en évidence le fait que rien n'est simple, la société a une inertie considérable, on ne peut pas modifier un élément parceque c'est bien dans ce sens et pas bien dans l'autre. Le manichéisme ne marche que pour des systèmes simples, les systèmes plus complexes comme le "phénomène humain" sont trop vastes et donc ératiques.
Pour compléter ce que j'ai dit plus haut : si on applique à chacun d'entre nous la notion de respect propre (par rapport à soi) alors tous (l'ensemble de la communauté) le sera alors. Il ne s'agit pas ici d'égoïsme primaire ou prétentieux mais haut-delà de ça il y a une notion de bien-être et d'harmonie avec soi-même qui aboutie forcement à l'harmonie avec autrui et avec ce qui nous entoure - ce n'est pas sans rappeler les doctrines boudhistes-.
non, je n'ai pas dis ça dans ce sens là, ma remarque est plus globale. préférer jeter un papier par terre et ne pas faire 2 mètres pour le jeter à la poubelle, ça c'est de la facilité, mais ce n'est pas le sens de ma phrase ici.
Par contre bien sûr je suis d'accord avec toi l'éducation des jeunes et moins jeune est primordiale.
Quant à l'avenir des générations futures, tu parles de tes enfants, et tu as l'air choqué
de constater que la disparation de la prochaine génération ou celle d'aprés ne me choque pas. Comme précédement mes propos sont globaux, je parle de l'humanité pas de mes enfants. Je parle à l'échelle globale et non locale par rapport à moi et de mes enfants qui ne représente rien à l'échelle humaine et encore moins à l'échelle cosmique.
Pour répondre à John, oui effectivement avec nous disparait de nombreuses espèces, mais encore une fois tout dépend de l'échelle à laquelle on regarde. Personnellement je prends le recul maximal que mon intellect me permet et regarde à l'échelle de la vie et non celle de mon temps propre.
Si vous vous intérressez à ce genre de question voici une petite biblio :
Encore une fois tous les Théodore Monod
Richard Dawkins qiu fait la suite de l'évolution Darwinienne mais basé sur une sorte de sélection plus naturelle mais sociale.
"L'origine des espèce" de Darwin, un peu trop détailler parfois
"Le phénomène humain" de Pierre Theillard de Chardin.
"De vienne à Cambridge" de Pierre Jacob sur le positivisme qui est un bon complément de réflexion aux livres précédents.
et l'incoutournable Stephen Jay Gould un petit texte sur le sujet ici : http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-bib-Gould-structure-evolution.xml
écrit à ma grande surprise par un collègue de bureau, va falloir que j'aille le voir et discuter.
ps : non didine je suis gentil comme garçon et je ne mange pas trop d'enfant pour mon goûter

si je me suis fais l'avocat du diable c'était pour mettre en évidence le fait que rien n'est simple, la société a une inertie considérable, on ne peut pas modifier un élément parceque c'est bien dans ce sens et pas bien dans l'autre. Le manichéisme ne marche que pour des systèmes simples, les systèmes plus complexes comme le "phénomène humain" sont trop vastes et donc ératiques.
Pour compléter ce que j'ai dit plus haut : si on applique à chacun d'entre nous la notion de respect propre (par rapport à soi) alors tous (l'ensemble de la communauté) le sera alors. Il ne s'agit pas ici d'égoïsme primaire ou prétentieux mais haut-delà de ça il y a une notion de bien-être et d'harmonie avec soi-même qui aboutie forcement à l'harmonie avec autrui et avec ce qui nous entoure - ce n'est pas sans rappeler les doctrines boudhistes-.
Didine a écrit:Je pense que c'est la facilité de dire (l’humanité disparaîtrait, oui et alors ?)
non, je n'ai pas dis ça dans ce sens là, ma remarque est plus globale. préférer jeter un papier par terre et ne pas faire 2 mètres pour le jeter à la poubelle, ça c'est de la facilité, mais ce n'est pas le sens de ma phrase ici.
Par contre bien sûr je suis d'accord avec toi l'éducation des jeunes et moins jeune est primordiale.
Quant à l'avenir des générations futures, tu parles de tes enfants, et tu as l'air choqué
Pour répondre à John, oui effectivement avec nous disparait de nombreuses espèces, mais encore une fois tout dépend de l'échelle à laquelle on regarde. Personnellement je prends le recul maximal que mon intellect me permet et regarde à l'échelle de la vie et non celle de mon temps propre.
Si vous vous intérressez à ce genre de question voici une petite biblio :
Encore une fois tous les Théodore Monod
Richard Dawkins qiu fait la suite de l'évolution Darwinienne mais basé sur une sorte de sélection plus naturelle mais sociale.
"L'origine des espèce" de Darwin, un peu trop détailler parfois
"Le phénomène humain" de Pierre Theillard de Chardin.
"De vienne à Cambridge" de Pierre Jacob sur le positivisme qui est un bon complément de réflexion aux livres précédents.
et l'incoutournable Stephen Jay Gould un petit texte sur le sujet ici : http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-bib-Gould-structure-evolution.xml
écrit à ma grande surprise par un collègue de bureau, va falloir que j'aille le voir et discuter.
ps : non didine je suis gentil comme garçon et je ne mange pas trop d'enfant pour mon goûter

Romain- MEMBRE ACTIF

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Re: Dame nature et les OGM
Je vous conseillerais le livre d'Alan Weisman, Homo Disparitus, publié aux éditions Flammarion.
Les diverses influences de l'etre humain sur son environnement et les consequences de la disparition du genre humain sur ce meme environnement.
Les diverses influences de l'etre humain sur son environnement et les consequences de la disparition du genre humain sur ce meme environnement.

viduernos- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Bonjour à tous et à toutes!
Voilà un débat bien animé (et seulement partie des OGM!)
-l'éducation doit être une priorité : oui, mais il y a beaucoup de fondement sociaux à changer alors..et cela ne se fera pas en un jour. Je pense fortement que l'espèce humaine est à une intelligence empirique, et qu'elle doit passer par un stade de "destruction" au climax, pour finalement comprendre que ce n'est pas la bonne voie. C'est le principe du bébé qui met la main au feu une ou deux fois pour comprendre qua ça brule (certains la mettent même trois fois!)
-A l'échelle de Dame nature, il est vrai que même le pire des cataclysmes (à part apocalypto-nucléaire), la nature reprendra toujours ses droits et se régénèrera. C'est sûr qu'à la petite échelle d'une vie humaine, rien n'y parait...mais sur des siècles!
Voilà un débat bien animé (et seulement partie des OGM!)
-l'éducation doit être une priorité : oui, mais il y a beaucoup de fondement sociaux à changer alors..et cela ne se fera pas en un jour. Je pense fortement que l'espèce humaine est à une intelligence empirique, et qu'elle doit passer par un stade de "destruction" au climax, pour finalement comprendre que ce n'est pas la bonne voie. C'est le principe du bébé qui met la main au feu une ou deux fois pour comprendre qua ça brule (certains la mettent même trois fois!)
-A l'échelle de Dame nature, il est vrai que même le pire des cataclysmes (à part apocalypto-nucléaire), la nature reprendra toujours ses droits et se régénèrera. C'est sûr qu'à la petite échelle d'une vie humaine, rien n'y parait...mais sur des siècles!
Dernière édition par le Ven 5 Oct 2007 - 9:31, édité 1 fois
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EVSF : http://www.survie-foret.com/
NOTRE PARTENAIRE MATÉRIEL : Pyrene-Bushcraft LE Spécialiste de l’Équipement Bushcraft et Rando Nature 8% de réduction immédiate sur UNE commande pour UN stage effectué à l'EVSF (Validité à partir du 1er janvier 2012 et non rétroactive.voir conditions auprès de Pyrene-bushcraft. Tentes Helsport et poêle Titanium Goat exclus de réduction)
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Re: Dame nature et les OGM
viduernos a écrit:Je vous conseillerais le livre d'Alan Weisman, Homo Disparitus, publié aux éditions Flammarion.
Les diverses influences de l'etre humain sur son environnement et les consequences de la disparition du genre humain sur ce meme environnement.
Je connais pas dutout cet auteur je vais me renseigner merci.

Romain- MEMBRE ACTIF

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Re: Dame nature et les OGM
Bonsoir a toutes et a tous !!
Je rejoins John dans ce qu'il dit de l'espece humaine, lorsque le bebe doit mettre plusieurs fois la main la ou ca fait mal pour comprendre ses erreurs...Concernant les OGM, il me semble que leurs effets se feront sentir dans quelques generations, lorsque les enfants naitront avec trois bras et autres malformations...oui je sais le pessimisme est mon fort mais bon. Concernant la disparition de l'espece humaine suite a un abus de dame nature, ben...prenez l'exemple d'une fourmiliere : toute une communaute, tout un univers qui s'effondre lorsque d'un coup de pied maladroit (ou volontaire, c'est selon les individus...) nous faisons s'ecrouler leur construction...Leur espece en disparait-elle pour autant ? non. Les echelles sont simplement differentes mais le principe pareil : de la destruction ou de la disparition surgit la vie a nouveau, sous une forme pareille ou evoluee...
Les dinosaures ont disparu ? regardez ensuite ce qui en suivi : d'autres formes de vie, dont notre espece...Encore une fois une question d'echelle, ici une question de temps. Les OGM vont-ils a ce point modifier notre organisme ? en fait ce seront les generations des annees 2040 ou 2050 qui en montreront les premiers signes...La nature aura de toutes facons prouve a maintes reprises par le passe qu'elle a su s'adapter et modifier ses creatures en fonctions des circonstances...
Je rejoins John dans ce qu'il dit de l'espece humaine, lorsque le bebe doit mettre plusieurs fois la main la ou ca fait mal pour comprendre ses erreurs...Concernant les OGM, il me semble que leurs effets se feront sentir dans quelques generations, lorsque les enfants naitront avec trois bras et autres malformations...oui je sais le pessimisme est mon fort mais bon. Concernant la disparition de l'espece humaine suite a un abus de dame nature, ben...prenez l'exemple d'une fourmiliere : toute une communaute, tout un univers qui s'effondre lorsque d'un coup de pied maladroit (ou volontaire, c'est selon les individus...) nous faisons s'ecrouler leur construction...Leur espece en disparait-elle pour autant ? non. Les echelles sont simplement differentes mais le principe pareil : de la destruction ou de la disparition surgit la vie a nouveau, sous une forme pareille ou evoluee...
Les dinosaures ont disparu ? regardez ensuite ce qui en suivi : d'autres formes de vie, dont notre espece...Encore une fois une question d'echelle, ici une question de temps. Les OGM vont-ils a ce point modifier notre organisme ? en fait ce seront les generations des annees 2040 ou 2050 qui en montreront les premiers signes...La nature aura de toutes facons prouve a maintes reprises par le passe qu'elle a su s'adapter et modifier ses creatures en fonctions des circonstances...
diego971- MEMBRE

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Moaï- MEMBRE

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Techniquement, qu'est-ce qu'un OGM ?
Ce sujet me tient à coeur, car c'est un combat de tous les jours, le pot de terre contre le pot de fer... Je reviens au sujet premier et je me permets de faire un petit rappel de ce qu'est un OGM=Organisme Génétiquement Modifié.
Une Plante Génétiquement Modifiée (PGM) est une plante dont le génome a été manipulé, par insertion d'un "gène" étranger ou suppression d'un gène "natif".
Ce gène, en permettant la synthèse d'une protéine que la plante n'aurait pas synthétisée naturellement, (ou en inhibant la synthèse d’une protéine naturellement présente) confère à la plante une nouvelle caractéristique souhaitée par les semenciers. Le gène d'intérêt intégré dans cette construction peut provenir d'autres organismes : bactéries, virus, levures, plantes ou animaux.
La fabrication de PGM a été rendue possible grâce aux progrès des techniques de biologie moléculaire au cours du dernier quart du XXème siècle. Le génie génétique permet d'intervenir directement sur la molécule d'acide désoxyribonucléique (ADN), support de l'information héréditaire pour l'ensemble des êtres vivants. L'ADN est la matière première des gènes.
En 2006, le soja, le maïs, le coton et le colza transgéniques ont représenté 99 % des surfaces cultivées dans le monde. La tolérance aux herbicides - par exemple, un colza roundup ready tolère sans flétrir des doses létales de roundup - et la production d'insecticides par la plante (il s'agit des plantes Bt) constituent les caractères nouveaux conférés à la quasi-totalité des plantes transgéniques commercialisées dans le monde encore aujourd'hui. Le soja tolérant à l'herbicide est la première culture concernée, suivie par le maïs insecticide Bt. Les autres caractères cibles sont par exemple la résistance aux virus (tomate, tabac, courgette, haricot…) ou la richesse en acide laurique permettant d'améliorer la qualité de l'huile de colza. Toutes les autres modifications, telles la tolérance au sel, à l'aridité, l'amélioration gustative ou celle de la lignine des arbres, n'en sont qu'au stade expérimental et risque de le rester longtemps, car les gènes impliqués dans ces propriétés sont très nombreux. C'est un organisme vivant dont le matériel génétique a été modifié par l'introduction d'un ou plusieurs gènes étrangers, afin de lui conférer de nouvelles propriétés, comme la tolérance à la sécheresse, à un herbicide ou la production d'insecticide.
Voilà pour de bonnes bases, je vais poster quelques infos complémentaires par thèmes, désolée si cela est un peu fastidieux, mais le sujet est suffisamment grave pour que l'on puisse un peu faire chauffer les neurones...
Une Plante Génétiquement Modifiée (PGM) est une plante dont le génome a été manipulé, par insertion d'un "gène" étranger ou suppression d'un gène "natif".
Ce gène, en permettant la synthèse d'une protéine que la plante n'aurait pas synthétisée naturellement, (ou en inhibant la synthèse d’une protéine naturellement présente) confère à la plante une nouvelle caractéristique souhaitée par les semenciers. Le gène d'intérêt intégré dans cette construction peut provenir d'autres organismes : bactéries, virus, levures, plantes ou animaux.
La fabrication de PGM a été rendue possible grâce aux progrès des techniques de biologie moléculaire au cours du dernier quart du XXème siècle. Le génie génétique permet d'intervenir directement sur la molécule d'acide désoxyribonucléique (ADN), support de l'information héréditaire pour l'ensemble des êtres vivants. L'ADN est la matière première des gènes.
En 2006, le soja, le maïs, le coton et le colza transgéniques ont représenté 99 % des surfaces cultivées dans le monde. La tolérance aux herbicides - par exemple, un colza roundup ready tolère sans flétrir des doses létales de roundup - et la production d'insecticides par la plante (il s'agit des plantes Bt) constituent les caractères nouveaux conférés à la quasi-totalité des plantes transgéniques commercialisées dans le monde encore aujourd'hui. Le soja tolérant à l'herbicide est la première culture concernée, suivie par le maïs insecticide Bt. Les autres caractères cibles sont par exemple la résistance aux virus (tomate, tabac, courgette, haricot…) ou la richesse en acide laurique permettant d'améliorer la qualité de l'huile de colza. Toutes les autres modifications, telles la tolérance au sel, à l'aridité, l'amélioration gustative ou celle de la lignine des arbres, n'en sont qu'au stade expérimental et risque de le rester longtemps, car les gènes impliqués dans ces propriétés sont très nombreux. C'est un organisme vivant dont le matériel génétique a été modifié par l'introduction d'un ou plusieurs gènes étrangers, afin de lui conférer de nouvelles propriétés, comme la tolérance à la sécheresse, à un herbicide ou la production d'insecticide.
Voilà pour de bonnes bases, je vais poster quelques infos complémentaires par thèmes, désolée si cela est un peu fastidieux, mais le sujet est suffisamment grave pour que l'on puisse un peu faire chauffer les neurones...

Moaï- MEMBRE

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Y a-t-il des OGM dans nos assiettes ?
Cette question, qui ne se l'est jamais posée? Là aussi, même ceux qui sont vigilants au quotidien peuvent être consommateurs, à l'insu de leur plein gré...
En Europe, certains OGM sont autorisés soit pour l’alimentation humaine, soit pour l'alimentation animale, soit pour les deux. Un européen peut retrouver dans son assiette des produits alimentaires contenant du maïs GM, du colza GM ou du soja GM, même si très peu sont commercialisés à ce jour.
La réglementation européenne impose un étiquetage des produits contenant des OGM pour permettre aux consommateurs de faire un acte d'achat en connaissance de cause. Cet étiquetage est obligatoire à partir de 0,9% d'OGM dans un ingrédient, pris individuellement. Cependant cette règlementation n'inclut pas les produits issus d'animaux nourris avec des OGM. Ainsi, les oeufs, le lait, la viande ou les graisses animales issus d'animaux nourris avec des OGM ne seront pas étiquetés. Or, selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l'Union européenne servent à nourrir le bétail.
Les arguments donnés par l'industrie agro-alimentaire sont de deux ordres :
- la difficulté à réglementer à partir de quelle quantité de ration OGM il faudrait étiqueter le produit animal (exemple : si l’animal n’a mangé qu'une fois de l’aliment GM, faudra-t-il étiqueter ses produits ?) ;
- et le fait que scientifiquement le passage de l'ADN modifié de l'alimentation du bétail (ou une protéine qui en est issue) au bétail lui-même n'est pas prouvé.
La Commission européenne a pourtant prévu l’étiquetage des huiles issues de PGM, alors que l'ADN ou la protéine issue du transgène n'est plus décelable dans le produit fini.
En Europe, certains OGM sont autorisés soit pour l’alimentation humaine, soit pour l'alimentation animale, soit pour les deux. Un européen peut retrouver dans son assiette des produits alimentaires contenant du maïs GM, du colza GM ou du soja GM, même si très peu sont commercialisés à ce jour.
La réglementation européenne impose un étiquetage des produits contenant des OGM pour permettre aux consommateurs de faire un acte d'achat en connaissance de cause. Cet étiquetage est obligatoire à partir de 0,9% d'OGM dans un ingrédient, pris individuellement. Cependant cette règlementation n'inclut pas les produits issus d'animaux nourris avec des OGM. Ainsi, les oeufs, le lait, la viande ou les graisses animales issus d'animaux nourris avec des OGM ne seront pas étiquetés. Or, selon Greenpeace, 80% des OGM importés dans l'Union européenne servent à nourrir le bétail.
Les arguments donnés par l'industrie agro-alimentaire sont de deux ordres :
- la difficulté à réglementer à partir de quelle quantité de ration OGM il faudrait étiqueter le produit animal (exemple : si l’animal n’a mangé qu'une fois de l’aliment GM, faudra-t-il étiqueter ses produits ?) ;
- et le fait que scientifiquement le passage de l'ADN modifié de l'alimentation du bétail (ou une protéine qui en est issue) au bétail lui-même n'est pas prouvé.
La Commission européenne a pourtant prévu l’étiquetage des huiles issues de PGM, alors que l'ADN ou la protéine issue du transgène n'est plus décelable dans le produit fini.

Moaï- MEMBRE

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Qui cultive des OGM ?
Quand on parle de cultures transgéniques, il faut dissocier deux niveaux :
- les cultures en plein champ expérimentales,
- les cultures en plein champ commerciales.
Première remarque : au niveau mondial, un seul organisme réalise une synthèse des superficies des cultures transgéniques. Il s'agit de l'ISAAA (The International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), organisme financé en partie par les entreprises de biotechnologies (AgrEvo, Bayer, Dupont, Monsanto). Tous les ans, Inf'OGM réalise une rétrospective de l'année précédente et c'est l'occasion de questionner et circonstancier leurs chiffres. Ainsi, dans la rétrospective 2005, Inf'OGM annonçait que les surfaces de cultures transgéniques ne représentent toujours que 1,8% des surfaces agricoles mondiales et qu'en 2005, ce sont toujours les pays américains - Etats-Unis, Argentine, Brésil, Canada - qui cultivent massivement des PGM en totalisant 82,1 millions d’hectares, soit 91,2% des surfaces mondiales, un constat que l’ISAAA ne retient pas.
Les données de l'ISAAA, concernant les surfaces de cultures commerciales par année sont (en millions d'hectares) :
Pays 2004 (%) 2005 (%) 2007 Surface agricole
Etats-Unis 47,6 (58,8 ) 49,8 (55,3) 57,7 411,2
Argentine 16,2 (20,0) 17,1 (19,0) 19,1 177
Canada 5,4 (6,7) 5,8 (6,4) 7 74,9
Brésil 5 (6,2) 9,4 (10,4) 15 263,5
Chine 3,7 (4,6) 3,3 (3,6) 3,8 554,4
Paraguay 1,2 (1,5) 1,8 (2,0) 2,6 24,8
Inde 0,5 (0,6) 1,3 (1,4) 6,2 180,8
TOTAL 81 (100) 90 (100) 114,3 5016,7 (1,8 %)
Dans la catégorie "Autres", on trouve : Afrique du Sud, Australie, Allemagne, Colombie, Espagne, France, Honduras, Philippines, Portugal, Rép. Tchèque, Roumanie et Uruguay.
Au niveau expérimental, de nombreux pays cultivent des OGM. A titre indicatif, en France, en 2005, la Commission du Génie Biomoléculaire qui octroie ces autorisations annonce 23 hectares d'essais.
- les cultures en plein champ expérimentales,
- les cultures en plein champ commerciales.
Première remarque : au niveau mondial, un seul organisme réalise une synthèse des superficies des cultures transgéniques. Il s'agit de l'ISAAA (The International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), organisme financé en partie par les entreprises de biotechnologies (AgrEvo, Bayer, Dupont, Monsanto). Tous les ans, Inf'OGM réalise une rétrospective de l'année précédente et c'est l'occasion de questionner et circonstancier leurs chiffres. Ainsi, dans la rétrospective 2005, Inf'OGM annonçait que les surfaces de cultures transgéniques ne représentent toujours que 1,8% des surfaces agricoles mondiales et qu'en 2005, ce sont toujours les pays américains - Etats-Unis, Argentine, Brésil, Canada - qui cultivent massivement des PGM en totalisant 82,1 millions d’hectares, soit 91,2% des surfaces mondiales, un constat que l’ISAAA ne retient pas.
Les données de l'ISAAA, concernant les surfaces de cultures commerciales par année sont (en millions d'hectares) :
Pays 2004 (%) 2005 (%) 2007 Surface agricole
Etats-Unis 47,6 (58,8 ) 49,8 (55,3) 57,7 411,2
Argentine 16,2 (20,0) 17,1 (19,0) 19,1 177
Canada 5,4 (6,7) 5,8 (6,4) 7 74,9
Brésil 5 (6,2) 9,4 (10,4) 15 263,5
Chine 3,7 (4,6) 3,3 (3,6) 3,8 554,4
Paraguay 1,2 (1,5) 1,8 (2,0) 2,6 24,8
Inde 0,5 (0,6) 1,3 (1,4) 6,2 180,8
TOTAL 81 (100) 90 (100) 114,3 5016,7 (1,8 %)
Dans la catégorie "Autres", on trouve : Afrique du Sud, Australie, Allemagne, Colombie, Espagne, France, Honduras, Philippines, Portugal, Rép. Tchèque, Roumanie et Uruguay.
Au niveau expérimental, de nombreux pays cultivent des OGM. A titre indicatif, en France, en 2005, la Commission du Génie Biomoléculaire qui octroie ces autorisations annonce 23 hectares d'essais.

Moaï- MEMBRE

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Avec les OGM, plus jamais faim ?
Les OGM sont présentés comme une des solutions à la faim dans le monde et cela pour les deux arguments suivants :
1 - les OGM ont un meilleur rendement que les plantes conventionnelles
2 - Les OGM sont des plantes capables de pousser dans des conditions pédo-climatiques difficiles, comme des sols salinisés, des zones de sécheresse, etc...
Premièrement, actuellement, les données sur le rendement des plantes transgéniques sont variables.
Deuxièmement, les plantes transgéniques capables de tolérer une salinité importante ou nécessitant peu d'eau sont actuellement au stade de projet et représentent un pourcentage minime des recherches en biotechnologie végétale. Au niveau commercial, 99% des OGM sont des "plantes insecticides" ou des "plantes tolérant un herbicide" .
Plus fondamentalement, et comme l'affirme l'économiste prix Nobel Amartya Sen, la faim est le résultat du fonctionnement normal de l’économie de marché, dans lequel la nourriture va à ceux qui ont les moyens de la payer. La faim n'est pas tant une question de quantité d'aliments disponibles que d'accès à ces aliments.
1 - les OGM ont un meilleur rendement que les plantes conventionnelles
2 - Les OGM sont des plantes capables de pousser dans des conditions pédo-climatiques difficiles, comme des sols salinisés, des zones de sécheresse, etc...
Premièrement, actuellement, les données sur le rendement des plantes transgéniques sont variables.
Deuxièmement, les plantes transgéniques capables de tolérer une salinité importante ou nécessitant peu d'eau sont actuellement au stade de projet et représentent un pourcentage minime des recherches en biotechnologie végétale. Au niveau commercial, 99% des OGM sont des "plantes insecticides" ou des "plantes tolérant un herbicide" .
Plus fondamentalement, et comme l'affirme l'économiste prix Nobel Amartya Sen, la faim est le résultat du fonctionnement normal de l’économie de marché, dans lequel la nourriture va à ceux qui ont les moyens de la payer. La faim n'est pas tant une question de quantité d'aliments disponibles que d'accès à ces aliments.

Moaï- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Bonjour!
Merci pour l'information très complète, j'ai vraiment appris beaucoup de chose sur un sujet au final mal connu (je pense / en tout cas pour ma part).
Penses tu comme certain anti-OGM l'affirment qu'il y aura des risques sanitaires pour l'homme comme des développements de cancers voir des risques de "modification" dans nos propres gènes puisqu'à l'heure actuelle, aucune expérience et observation scientifique n'a peu déterminer le risque véritable à long terme? (étant donné le manque de recul évident que nous avons sur les OGM).
Amicalement, Jonathan
Merci pour l'information très complète, j'ai vraiment appris beaucoup de chose sur un sujet au final mal connu (je pense / en tout cas pour ma part).
Penses tu comme certain anti-OGM l'affirment qu'il y aura des risques sanitaires pour l'homme comme des développements de cancers voir des risques de "modification" dans nos propres gènes puisqu'à l'heure actuelle, aucune expérience et observation scientifique n'a peu déterminer le risque véritable à long terme? (étant donné le manque de recul évident que nous avons sur les OGM).
Amicalement, Jonathan
Dernière édition par Jonathan (C.John) le Ven 20 Fév 2009 - 21:40, édité 1 fois
_________________
John.C, formateur survie Казак, прежде всего...
EVSF : http://www.survie-foret.com/
NOTRE PARTENAIRE MATÉRIEL : Pyrene-Bushcraft LE Spécialiste de l’Équipement Bushcraft et Rando Nature 8% de réduction immédiate sur UNE commande pour UN stage effectué à l'EVSF (Validité à partir du 1er janvier 2012 et non rétroactive.voir conditions auprès de Pyrene-bushcraft. Tentes Helsport et poêle Titanium Goat exclus de réduction)
http://www.pyrene-bushcraft.com/
Re: Dame nature et les OGM
Le problème aussi des OGM sont la résistance occasionné contre les antibiotiques, qui peut être dangereux dans des cas de maladies graves, notamment pour le traitement de celles-ci

Vik- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Etant donné que l'actualité des OGM évolue très rapidement, voici un article assez récent (L’Express, 17/02/09):
Reaction de Marie-Monique Robin, journaliste et auteure du "Monde selon Monsanto".
La France a reussi à maintenir sa clause de sauvegarde interdisant la culture du MON810. Quel est votre sentiment ?
Je suis tres heureuse et satisfaite. C'est une decision courageuse de la part du gouvernement francais que de defendre cette clause malgre les pressions tres fortes qu'il subit de la part des lobbies. J'ai ete plutot surprise de l'avis de l'Agence francaise de securite sanitaire des aliments (Afssa) (NDLR : qui considere le MON810 sans danger pour la sante ). On ne sait pas sur quoi ils se basent pour faire une telle affirmation, on n'a pas acces aux donnees brutes qui pourraient confirmer leurs dires. Cette affaire me rappelle celle du MON863, en 2007. Corinne Lepage, presidente du Crii-Gen, une association de lutte contre les OGM, avait du saisir la Commission d'acces aux donnees administratives (Cada) pour contraindre l'Afssa à communiquer les donnees brutes de l'etude qu'elle avait realisee. Lorsque des scientifiques independants se sont penches sur ces resultats, ils se sont rendus compte qu'il y avait des problemes avec les rats nourris avec le MON863. Finalement, la Commission europeenne a etouffe l'affaire et il n'a pas ete autorise. Aujourd'hui, c'est la meme avec le 810. S'il n'existe pas de problemes sanitaires avec ce mais, pourquoi alors ne pas fournir ces donnees ?
La firme Monsanto ne va surement pas en rester là. Que pensez-vous qu'elle va mettre en oeuvre pour imposer la culture de son mais ?
Elle va continuer le lobbying en infiltrant le gouvernement, comme cela s'est fait en Allemagne. Au printemps 2007, le ministre de l'Agriculture allemand a demande au BVSL, l'equivalent de l'Afssa francaise, d'interdire le MON810 en raison des potentiels dangers environnementaux qu'il presente, notamment sur les insectes dont on a besoin, comme les abeilles. Mais Hans Jörg Bukh, responsable du departement des biotechnologies au sein du BVSL, a alors affirme que rien ne permettait de s'opposer à la culture ou à l'utilisation de ce mais. Il avait, en 2002, participe à la promotion video d'OGM, financee par Monsanto. Fin 2007, le BVSL a autorise sa culture...
Concretement, que connait-on aujourd'hui des dangers potentiels du MON810 ?
Aujourd'hui on n'a rien, aucune etude serieuse portant sur l'impact possible sur l'environnement. La seule chose dont nous disposons est cet avis de l'Afssa qui ne se base que sur une recherche de trois mois, pour lequel nous n'avons aucune donnee brute et qui ne concerne que les risques sanitaires... Une etude sur plusieurs annees menees par des scientifiques independants me semble indispensable.Pourtant, la clause de sauvegarde va bientot etre à nouveau remise en cause puisqu'au printemps, l'Autorite europeenne de securite des aliments (Efsa) doit statuer sur le renouvellement de l'autorisation du MON810...Le comite OGM de l'Efsa, charge de leur evaluation, est compose à 80% de personnes travaillant aussi pour l'industrie des biotechnologies. Il ne peut etre independant avec des liens aussi etroits. Comment peut-on faire confiance à des personnes qui sont clairement en faveur de ce qu'ils sont censes evaluer ? Cette situation est aberrante.
<http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/ogm-une-etude-sur-plusieurs-annees-est-indispensable_741531.html
Reaction de Marie-Monique Robin, journaliste et auteure du "Monde selon Monsanto".
La France a reussi à maintenir sa clause de sauvegarde interdisant la culture du MON810. Quel est votre sentiment ?
Je suis tres heureuse et satisfaite. C'est une decision courageuse de la part du gouvernement francais que de defendre cette clause malgre les pressions tres fortes qu'il subit de la part des lobbies. J'ai ete plutot surprise de l'avis de l'Agence francaise de securite sanitaire des aliments (Afssa) (NDLR : qui considere le MON810 sans danger pour la sante ). On ne sait pas sur quoi ils se basent pour faire une telle affirmation, on n'a pas acces aux donnees brutes qui pourraient confirmer leurs dires. Cette affaire me rappelle celle du MON863, en 2007. Corinne Lepage, presidente du Crii-Gen, une association de lutte contre les OGM, avait du saisir la Commission d'acces aux donnees administratives (Cada) pour contraindre l'Afssa à communiquer les donnees brutes de l'etude qu'elle avait realisee. Lorsque des scientifiques independants se sont penches sur ces resultats, ils se sont rendus compte qu'il y avait des problemes avec les rats nourris avec le MON863. Finalement, la Commission europeenne a etouffe l'affaire et il n'a pas ete autorise. Aujourd'hui, c'est la meme avec le 810. S'il n'existe pas de problemes sanitaires avec ce mais, pourquoi alors ne pas fournir ces donnees ?
La firme Monsanto ne va surement pas en rester là. Que pensez-vous qu'elle va mettre en oeuvre pour imposer la culture de son mais ?
Elle va continuer le lobbying en infiltrant le gouvernement, comme cela s'est fait en Allemagne. Au printemps 2007, le ministre de l'Agriculture allemand a demande au BVSL, l'equivalent de l'Afssa francaise, d'interdire le MON810 en raison des potentiels dangers environnementaux qu'il presente, notamment sur les insectes dont on a besoin, comme les abeilles. Mais Hans Jörg Bukh, responsable du departement des biotechnologies au sein du BVSL, a alors affirme que rien ne permettait de s'opposer à la culture ou à l'utilisation de ce mais. Il avait, en 2002, participe à la promotion video d'OGM, financee par Monsanto. Fin 2007, le BVSL a autorise sa culture...
Concretement, que connait-on aujourd'hui des dangers potentiels du MON810 ?
Aujourd'hui on n'a rien, aucune etude serieuse portant sur l'impact possible sur l'environnement. La seule chose dont nous disposons est cet avis de l'Afssa qui ne se base que sur une recherche de trois mois, pour lequel nous n'avons aucune donnee brute et qui ne concerne que les risques sanitaires... Une etude sur plusieurs annees menees par des scientifiques independants me semble indispensable.Pourtant, la clause de sauvegarde va bientot etre à nouveau remise en cause puisqu'au printemps, l'Autorite europeenne de securite des aliments (Efsa) doit statuer sur le renouvellement de l'autorisation du MON810...Le comite OGM de l'Efsa, charge de leur evaluation, est compose à 80% de personnes travaillant aussi pour l'industrie des biotechnologies. Il ne peut etre independant avec des liens aussi etroits. Comment peut-on faire confiance à des personnes qui sont clairement en faveur de ce qu'ils sont censes evaluer ? Cette situation est aberrante.
<http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/ogm-une-etude-sur-plusieurs-annees-est-indispensable_741531.html

Moaï- MEMBRE

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Et la santé, les allergies...
Je termine le volet sur les OGM en abordant les sujets de la santé, puis de l'environnement:
On entend souvent dire qu'aucun impact sur la santé n'a pu être mis en évidence aux Etats-Unis et au Canada, pays où les citoyens consomment des aliments GM depuis 1996. Cependant, l'absence d'étiquetage des aliments contenant des OGM empêche toute étude liant le développement d'une pathologie à une origine alimentaire. Ces deux pays ne peuvent donc savoir si les OGM ont un impact sanitaire sur les citoyens les consommant puisque les nutritionnistes ne peuvent connaître les composants de leur alimentation. Les effets sur la santé pourraient n’apparaître que tardivement. (15, 20 ans ou plus ?). Ce qu'on peut donc dire c'est que les PGM ne tuent pas massivement, mais on s'en serait douté.
Mais plus fondamentalement, que savons-nous des risques des PGM actuellement commercialisées sur la santé ?
Premièrement, les PGM sont autorisées aux Etats-Unis selon le principe de l'équivalence en substance. Ce principe veut que si une plante GM et une plante conventionnelle sont équivalentes d'un point de vue de la composition chimique (taux de protide, lipide et glucide), alors elle n'a pas besoin d'évaluation sanitaire. En Europe, ce principe existe, mais il n'est pas utilisé seul.
Deuxièmement, les dossiers de demandes d'autorisation d'une PGM ne sont pas contre expertisés par les Commissions scientifiques des Etats membres ou de l'UE. Et ces dossiers présentent souvent quelques lacunes : les études toxicologiques ou d'alimentarité sont réalisées sur quelques semaines et sur une seule génération de rats, ne permettant pas d'envisager des risques à moyen et long termes ; pour l'allergénicité, les scientifiques évaluent à partir de données existantes, ce qui n'est pas suffisant du fait que l'introduction d'un transgène peut produire des protéines différentes ou non habituellement consommées par les êtres humains. Enfin, Gérard Pascal, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire, en charge des évaluations scientifiques des PGM en France, estime que le modèle du rat n'est pas adéquat pour juger de l'innocuité ou non des PGM. Or, c'est le rat et uniquement le rat qui subit les tests.
Par ailleurs, une enquête menée auprès de différents scientifiques par Marcus Williamson, journaliste de “Genetically Modified Food, UK and World News” affirme qu’aucune étude indépendante n’a encore été menée sur l’impact sanitaire du soja et du maïs OGM vendus aux Etats-Unis et en Europe.
Citons quelques études qui démontrent des risques.
La plus célèbre reste l'étude du Prof. Arpad Pusztaï. Ce dernier, chercheur au Rowett Institute (Grande-Bretagne), répond à un appel d'offre du gouvernement britannique pour une étude visant à démontrer l'innocuité des plantes GM. Il obtient alors 4 millions de livres (2,45 millions d'euro) afin d'évaluer l'impact d'un régime constitué de pommes de terre transgéniques sur la croissance de jeunes rats. Les résultats mirent en évidence un effet “facteur de croissance” caractérisé par une production accrue des cellules génératives de la paroi stomacale des rats consommant le régime OGM. La prolifération de mucosités gastriques n'apparaît que dans le lot nourri de pomme de terre transgéniques. Pusztaï alerte alors l'opinion publique et, en parallèle, une campagne de diffamation contre lui se met en place et son contrat n'est pas renouvelé. A noter qu'en 1998 l'Institut Rowett était financé à hauteur de 225 000 euro par Monsanto et était aussi en négociation pour un gros contrat avec cette multinationale. Et surtout, l'étude n'a jamais été refaite.
La dernière étude en date est l'étude réalisée par Manuela Malatesta (Université d'Urbino, Italie). Selon cette étude, une alimentation à base de soja transgénique de quelques mois (1 à 5 dans l’étude) entraîne, dans les testicules de souris, une modification d’activités enzymatiques, une modification des cellules de Sertoli (impliquées dans le fonctionnement des testicules) ainsi qu’une forte activité de l’ADN témoignant d’une synthèse de protéine accrue
On entend souvent dire qu'aucun impact sur la santé n'a pu être mis en évidence aux Etats-Unis et au Canada, pays où les citoyens consomment des aliments GM depuis 1996. Cependant, l'absence d'étiquetage des aliments contenant des OGM empêche toute étude liant le développement d'une pathologie à une origine alimentaire. Ces deux pays ne peuvent donc savoir si les OGM ont un impact sanitaire sur les citoyens les consommant puisque les nutritionnistes ne peuvent connaître les composants de leur alimentation. Les effets sur la santé pourraient n’apparaître que tardivement. (15, 20 ans ou plus ?). Ce qu'on peut donc dire c'est que les PGM ne tuent pas massivement, mais on s'en serait douté.
Mais plus fondamentalement, que savons-nous des risques des PGM actuellement commercialisées sur la santé ?
Premièrement, les PGM sont autorisées aux Etats-Unis selon le principe de l'équivalence en substance. Ce principe veut que si une plante GM et une plante conventionnelle sont équivalentes d'un point de vue de la composition chimique (taux de protide, lipide et glucide), alors elle n'a pas besoin d'évaluation sanitaire. En Europe, ce principe existe, mais il n'est pas utilisé seul.
Deuxièmement, les dossiers de demandes d'autorisation d'une PGM ne sont pas contre expertisés par les Commissions scientifiques des Etats membres ou de l'UE. Et ces dossiers présentent souvent quelques lacunes : les études toxicologiques ou d'alimentarité sont réalisées sur quelques semaines et sur une seule génération de rats, ne permettant pas d'envisager des risques à moyen et long termes ; pour l'allergénicité, les scientifiques évaluent à partir de données existantes, ce qui n'est pas suffisant du fait que l'introduction d'un transgène peut produire des protéines différentes ou non habituellement consommées par les êtres humains. Enfin, Gérard Pascal, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire, en charge des évaluations scientifiques des PGM en France, estime que le modèle du rat n'est pas adéquat pour juger de l'innocuité ou non des PGM. Or, c'est le rat et uniquement le rat qui subit les tests.
Par ailleurs, une enquête menée auprès de différents scientifiques par Marcus Williamson, journaliste de “Genetically Modified Food, UK and World News” affirme qu’aucune étude indépendante n’a encore été menée sur l’impact sanitaire du soja et du maïs OGM vendus aux Etats-Unis et en Europe.
Citons quelques études qui démontrent des risques.
La plus célèbre reste l'étude du Prof. Arpad Pusztaï. Ce dernier, chercheur au Rowett Institute (Grande-Bretagne), répond à un appel d'offre du gouvernement britannique pour une étude visant à démontrer l'innocuité des plantes GM. Il obtient alors 4 millions de livres (2,45 millions d'euro) afin d'évaluer l'impact d'un régime constitué de pommes de terre transgéniques sur la croissance de jeunes rats. Les résultats mirent en évidence un effet “facteur de croissance” caractérisé par une production accrue des cellules génératives de la paroi stomacale des rats consommant le régime OGM. La prolifération de mucosités gastriques n'apparaît que dans le lot nourri de pomme de terre transgéniques. Pusztaï alerte alors l'opinion publique et, en parallèle, une campagne de diffamation contre lui se met en place et son contrat n'est pas renouvelé. A noter qu'en 1998 l'Institut Rowett était financé à hauteur de 225 000 euro par Monsanto et était aussi en négociation pour un gros contrat avec cette multinationale. Et surtout, l'étude n'a jamais été refaite.
La dernière étude en date est l'étude réalisée par Manuela Malatesta (Université d'Urbino, Italie). Selon cette étude, une alimentation à base de soja transgénique de quelques mois (1 à 5 dans l’étude) entraîne, dans les testicules de souris, une modification d’activités enzymatiques, une modification des cellules de Sertoli (impliquées dans le fonctionnement des testicules) ainsi qu’une forte activité de l’ADN témoignant d’une synthèse de protéine accrue

Moaï- MEMBRE

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L'environnement est-il touché par les OGM ?
Sur le site de Monsanto France, on peut lire :
La biotechnologie végétale offre aux agriculteurs une solution pour faire face à ce problème sans imposer des pressions encore plus fortes sur les ressources naturelles. Elle contribue à la création d'une forme d'agriculture plus équilibrée, et plus respectueuse de l'environnement. L'utilisation croissante et non contrôlée de pesticides dans les cultures peut nuire à la qualité des eaux et à la faune sauvage. Ainsi, il semble intéressant d'améliorer les caractéristiques génétiques des plantes cultivées afin de leur permettre une meilleure protection intérieure et de rationaliser les épandages de pesticides. C'est pourquoi, les chercheurs ont développé ces plantes qui constituent un moyen de préserver l'environnement.
La réalité des PGM est plus contrastée.
D'une part, l'argument majeur des entreprises de biotechnologies est de dire que les agriculteurs utilisent moins d'insecticides car la plante (Bt) se défend elle-même.
Certes, l'agriculteur, dans un premier temps, fait une économie dans l'achat d'insecticide car la plante Bt produit des protéines insecticides (les protéines Cry), toxiques pour un certain nombre d'insectes nuisibles. Mais la toxine est malgré tout présente dans l'environnement. La plante l'exprime, la synthétise. Il n'y a pas a priori de réduction de l'insecticide. Au contraire. En effet, étant donné que la plante Bt, actuellement, produit dans toutes ces cellules et en permamence (ou presque) la protéine insecticide, il y a plus d'émission de toxine dans l'environnement que dans le cas d'un agriculteur qui répandrait cette même toxine en spray. A propos de la quantité de toxine émise par la plante, les chiffres varient énormément : Jean Pierre Berlan (Inra) parle de 10 à 100 000 fois plus qu'en spray, et B. Darvas (Institut de Protection des plantes de l’Académie des sciences hongroise) lui estime que dans le cas du maïs Dk-440-BTY, cela représente près de deux mille fois la quantité de toxine utilisée dans le cadre des traitements conventionnels. Et Sophie Galotti, de l’Agence Française pour la Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), précise que “chaque dossier est évalué au cas par cas. La quantité de protéine Bt exprimée dans une plante, sa présence dans les produits transformés etc... figurent dans le dossier transmis pour expertise à l’AFSSA. L’AFSSA ne réalise aucun dosage, dans quel que domaine que ce soit, pour les dossiers d’autorisation de mise sur le marché. Pour tous ces dossiers, les résultats des analyses sont produits par le pétitionnaire. Ces résultats, présentés avec les protocoles détaillés et les garanties d’assurance qualité et de bonnes pratiques expérimentales, sont examinés dans le cadre de l’expertise du dossier”.
Ainsi, les insectes ciblés sont exposés à une pression sélective plus importantes, donc mutent plus rapidement : la toxine Bt devient donc, à terme, inefficace. Ce mécanisme d'acquisition de résistance, propre au vivant, prend dans le cas des PGM une ampleur importante et d'ores et déjà documentée. Des résistances ont été observées en Australie, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde,...
Charles Benbrook, consultant sur les questions agricoles, a publié une étude basée sur les chiffres du Ministère états-unien à l'agriculture. Cette étude conclut que la hausse des volumes de pesticide pour les cultures de soja, maïs et coton a fortement augmenté entre 1996 et 2003. La culture du soja est majoritairement responsable de cette augmentation. Dans le domaine des insecticides, seules les cultures de maïs et coton ont permis une baisse des quantités d’insecticides utilisés. L’auteur précise que les quantités d’insecticides produites par la plante elle-même ne sont pas prises en compte.
D'autre part, les PGM permettraient de réduire l'usage des herbicides.
La première remarque à faire est de bon sens : comment peut-on envisager qu'une entreprise qui vend deux produits, un herbicide et une plante tolérant ledit herbicide, vende le deuxième au détriment du premier. Le paquet plante GM + herbicide ne sert pas à réduire l'usage des herbicides mais à préserver un marché menacé par les herbicides génériques. La différence de pratique se situe donc entre des agriculteurs qui utilisaient différents types d'herbicides et des agriculteurs qui peuvent désormais utiliser le même, de façon systématique, sans menacer leurs cultures.
Un autre phénomène physique explique aussi l'augmentation des quantités d'herbicide. En effet, des entomologistes de l’Université Clemson (Caroline du Sud) ont observé dans une douzaine de champs une réapparition d’un insecte nuisible, l’anthonome du cotonnier, qui avait fait l’objet d’un programme d’éradication par l’Etat qui avait pris fin en 1995. Cette réapparition aurait comme cause l’utilisation de coton transgénique. En effet, les agriculteurs qui la première année ont cultivé du coton RoundUp Ready et qui l’année suivante, cultivent du Soja RR, voient apparaître des repousses de coton non désirées, sur lesquelles le RoundUp n’agit bien évidemment pas. Or, ces repousses “sauvages” de coton favorisent le développement de ce ravageur. Il faudra alors utiliser d'autres herbicides pour les eliminer.
Enfin, comme pour la cas des plantes Bt, les plantes GM tolérantes à un herbicide entraînent une plus forte pression sélective sur les plantes adventices, car l'agriculteur a tendance à utiliser en permanence le même herbicide. Or, pour détruire ces plantes devenues résistantes, il faut soit procéder à un arrachage manuel, soit utiliser des herbicides plus toxiques, généralement interdits, tels que l'atrazine. Cela peut aussi se produire dans le cas de plantes apparentées qui acquièrent par pollinisation croisée le transgène de la tolérance à l'herbicide. Benbrook précise que 20% de l'augmentation des herbicides est dû à l'acquisition de résistance. Il conclut son étude en affirmant que la culture de PGM induit une forte augmentation de la quantité des pesticides.
La biotechnologie végétale offre aux agriculteurs une solution pour faire face à ce problème sans imposer des pressions encore plus fortes sur les ressources naturelles. Elle contribue à la création d'une forme d'agriculture plus équilibrée, et plus respectueuse de l'environnement. L'utilisation croissante et non contrôlée de pesticides dans les cultures peut nuire à la qualité des eaux et à la faune sauvage. Ainsi, il semble intéressant d'améliorer les caractéristiques génétiques des plantes cultivées afin de leur permettre une meilleure protection intérieure et de rationaliser les épandages de pesticides. C'est pourquoi, les chercheurs ont développé ces plantes qui constituent un moyen de préserver l'environnement.
La réalité des PGM est plus contrastée.
D'une part, l'argument majeur des entreprises de biotechnologies est de dire que les agriculteurs utilisent moins d'insecticides car la plante (Bt) se défend elle-même.
Certes, l'agriculteur, dans un premier temps, fait une économie dans l'achat d'insecticide car la plante Bt produit des protéines insecticides (les protéines Cry), toxiques pour un certain nombre d'insectes nuisibles. Mais la toxine est malgré tout présente dans l'environnement. La plante l'exprime, la synthétise. Il n'y a pas a priori de réduction de l'insecticide. Au contraire. En effet, étant donné que la plante Bt, actuellement, produit dans toutes ces cellules et en permamence (ou presque) la protéine insecticide, il y a plus d'émission de toxine dans l'environnement que dans le cas d'un agriculteur qui répandrait cette même toxine en spray. A propos de la quantité de toxine émise par la plante, les chiffres varient énormément : Jean Pierre Berlan (Inra) parle de 10 à 100 000 fois plus qu'en spray, et B. Darvas (Institut de Protection des plantes de l’Académie des sciences hongroise) lui estime que dans le cas du maïs Dk-440-BTY, cela représente près de deux mille fois la quantité de toxine utilisée dans le cadre des traitements conventionnels. Et Sophie Galotti, de l’Agence Française pour la Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), précise que “chaque dossier est évalué au cas par cas. La quantité de protéine Bt exprimée dans une plante, sa présence dans les produits transformés etc... figurent dans le dossier transmis pour expertise à l’AFSSA. L’AFSSA ne réalise aucun dosage, dans quel que domaine que ce soit, pour les dossiers d’autorisation de mise sur le marché. Pour tous ces dossiers, les résultats des analyses sont produits par le pétitionnaire. Ces résultats, présentés avec les protocoles détaillés et les garanties d’assurance qualité et de bonnes pratiques expérimentales, sont examinés dans le cadre de l’expertise du dossier”.
Ainsi, les insectes ciblés sont exposés à une pression sélective plus importantes, donc mutent plus rapidement : la toxine Bt devient donc, à terme, inefficace. Ce mécanisme d'acquisition de résistance, propre au vivant, prend dans le cas des PGM une ampleur importante et d'ores et déjà documentée. Des résistances ont été observées en Australie, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde,...
Charles Benbrook, consultant sur les questions agricoles, a publié une étude basée sur les chiffres du Ministère états-unien à l'agriculture. Cette étude conclut que la hausse des volumes de pesticide pour les cultures de soja, maïs et coton a fortement augmenté entre 1996 et 2003. La culture du soja est majoritairement responsable de cette augmentation. Dans le domaine des insecticides, seules les cultures de maïs et coton ont permis une baisse des quantités d’insecticides utilisés. L’auteur précise que les quantités d’insecticides produites par la plante elle-même ne sont pas prises en compte.
D'autre part, les PGM permettraient de réduire l'usage des herbicides.
La première remarque à faire est de bon sens : comment peut-on envisager qu'une entreprise qui vend deux produits, un herbicide et une plante tolérant ledit herbicide, vende le deuxième au détriment du premier. Le paquet plante GM + herbicide ne sert pas à réduire l'usage des herbicides mais à préserver un marché menacé par les herbicides génériques. La différence de pratique se situe donc entre des agriculteurs qui utilisaient différents types d'herbicides et des agriculteurs qui peuvent désormais utiliser le même, de façon systématique, sans menacer leurs cultures.
Un autre phénomène physique explique aussi l'augmentation des quantités d'herbicide. En effet, des entomologistes de l’Université Clemson (Caroline du Sud) ont observé dans une douzaine de champs une réapparition d’un insecte nuisible, l’anthonome du cotonnier, qui avait fait l’objet d’un programme d’éradication par l’Etat qui avait pris fin en 1995. Cette réapparition aurait comme cause l’utilisation de coton transgénique. En effet, les agriculteurs qui la première année ont cultivé du coton RoundUp Ready et qui l’année suivante, cultivent du Soja RR, voient apparaître des repousses de coton non désirées, sur lesquelles le RoundUp n’agit bien évidemment pas. Or, ces repousses “sauvages” de coton favorisent le développement de ce ravageur. Il faudra alors utiliser d'autres herbicides pour les eliminer.
Enfin, comme pour la cas des plantes Bt, les plantes GM tolérantes à un herbicide entraînent une plus forte pression sélective sur les plantes adventices, car l'agriculteur a tendance à utiliser en permanence le même herbicide. Or, pour détruire ces plantes devenues résistantes, il faut soit procéder à un arrachage manuel, soit utiliser des herbicides plus toxiques, généralement interdits, tels que l'atrazine. Cela peut aussi se produire dans le cas de plantes apparentées qui acquièrent par pollinisation croisée le transgène de la tolérance à l'herbicide. Benbrook précise que 20% de l'augmentation des herbicides est dû à l'acquisition de résistance. Il conclut son étude en affirmant que la culture de PGM induit une forte augmentation de la quantité des pesticides.

Moaï- MEMBRE

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Pourquoi parle-t-on de contaminations ?
Les Plantes Génétiquement Modifiées, comme toutes les plantes, se disséminent dans l'environnement par différentes voies (biologiques, mécaniques) et à différents stades (ensemencement, récolte, transport, stockage).
Cette dissémination naturelle se produit par exemple lorsqu'une plante émet du pollen et se croise avec une plante voisine. Ce pollen, porteur de tous les gènes de la plante contient donc également le transgène dans le cas d'une PGM. Après croisement, ce transgène peut être exprimé par une plante qui se trouvait à proximité du champ de culture alors qu'elle n'est pas supposée être transgénique.
De même, une semence GM peut se mélanger (au cours du stockage ou dans le matériel agricole de semis) avec des non GM. Elle peut aussi tomber lors d’un transport ou être transportée mécaniquement (vent, animaux, pneus de véhicules, semelles de bottes…) : elle pourra alors germer sur un lieu géographique inconnu et donc non contrôlé.Les phénomènes de dissémination des transgènes peuvent aussi s'expliquer par les micro-organismes du sol qui ont la capacité naturelle d'intégrer des fragments d'ADN d'une plante dans leur génome, avec certes une probabilité faible, et donc d'en transférer à leur tour.
La réglementation doit donc statuer sur le phénomène dit de contamination, considérant que l'expression du transgène par une plante voisine après croisement ou après diffusion des semences est une contamination de l'environnement par les PGM. Mais à ce jour, ni la loi européenne, ni la loi française ne définissent un cadre juridique de responsabilité pénale en cas de contamination. Et les assureurs ne veulent pas assurer un risque dont la probabilité est encore inconnue...
Les mesures à prendre pour éviter ces contaminations sont appelées mesures de coexistence.
Cette dissémination naturelle se produit par exemple lorsqu'une plante émet du pollen et se croise avec une plante voisine. Ce pollen, porteur de tous les gènes de la plante contient donc également le transgène dans le cas d'une PGM. Après croisement, ce transgène peut être exprimé par une plante qui se trouvait à proximité du champ de culture alors qu'elle n'est pas supposée être transgénique.
De même, une semence GM peut se mélanger (au cours du stockage ou dans le matériel agricole de semis) avec des non GM. Elle peut aussi tomber lors d’un transport ou être transportée mécaniquement (vent, animaux, pneus de véhicules, semelles de bottes…) : elle pourra alors germer sur un lieu géographique inconnu et donc non contrôlé.Les phénomènes de dissémination des transgènes peuvent aussi s'expliquer par les micro-organismes du sol qui ont la capacité naturelle d'intégrer des fragments d'ADN d'une plante dans leur génome, avec certes une probabilité faible, et donc d'en transférer à leur tour.
La réglementation doit donc statuer sur le phénomène dit de contamination, considérant que l'expression du transgène par une plante voisine après croisement ou après diffusion des semences est une contamination de l'environnement par les PGM. Mais à ce jour, ni la loi européenne, ni la loi française ne définissent un cadre juridique de responsabilité pénale en cas de contamination. Et les assureurs ne veulent pas assurer un risque dont la probabilité est encore inconnue...
Les mesures à prendre pour éviter ces contaminations sont appelées mesures de coexistence.

Moaï- MEMBRE

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Sur internet, comment suivre l'actualité sur les OGM ?
Fin du volet sur les OGM (un peu fastidieux désolée, mais pour une bonne entrée en matière...). Ce sujet de grande importance nous concerne tous au quotidien, nous devons être vigilants et en état de veille eco-citoyenne.
Pour suivre l'actualité, un certain nombre de fora électronique existe.
- Inf'OGM vous propose de vous inscrire gratuitement au forel-ogm. Ce forel, non modéré et non restreint, est un lieu d'échange d'information (principalement des coupures de la presse francophones) et de débat. Vous recevrez, en moyenne, une quinzaine de messages quoditidiennement.
Inscription : envoyer un mail à forel-ogm-subscribe@infogm.org.
- Inf'OGM a mis en place sur son site un flux RSS. Vous pourrez ainsi récupérer sur votre site Internet propre les brèves et articles récemment publiés, et cela de façon automatique. Pour installer ce flux, lisez le guide à l'adresse suivante : http://infogm.org/article.php3?id_article=1960.
- Certains journaux ou sites d'information proposent des dossiers d'actualité sur les OGM : Agrisalon.com, Yahoo ! Actualité,
- L'actualité sur les OGM, par le gouvernement français
- L'actualité sur les OGM, par le Cétiom (Centre technique interprofessionneldes oléagineux métropolitains)
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Dernière édition par Moaï le Mer 25 Fév 2009 - 10:12, édité 1 fois

Moaï- MEMBRE

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Les livres sur les OGM
- Société civile contre OGM, éd. Yves Michel
- La société civile argumente son refus, éd. Inf'OGM
- Mainmise de l'économie sur la science - retour sur des controverses scientifiques, éd. Inf'OGM
- Les OGM remis en questions, dossier pédagogique, éd. Inf'OGM / BEDE
- Prévention et réparation des dommages liés aux OGM, éd. Inf'OGM
* par d'autres auteurs
- Les OGM en questions, exposition (12 panneaux) et livret pédagogiques, réalisés en partenariat avec le rectorat de Montpellier et co-financé par Educagri, 2005, éd. Bédé.
- Les Organismes génétiquements modifiés (OGM) en Afrique : Comprendre pour mieux agir, document pédaogique réalisé par les acteurs de la société civile africaine, éd. Inades Formation, 2006 (pour le commander : écrire à ifsiege@inadesfo.ci)
- Plantes transgéniques, faits et enjeux, A. Gallais et A. Ricroch, chercheurs à l'Inra, Ed. Quae, septembre 2006
- Raconte moi autrement les OGM, éd. Confédération paysanne, réponse point par point au livre d'Aliette Desclée de Maredsous, Explique moi ....les OGM, éd. Nane, rédigé en partenariat avec Proléa et Biogemma (détail)
- La Guerre secrète des OGM, Kempf, H., journaliste au journal Le Monde, éd. du Seuil
- OGM, brevets pour l'inconnu, Briand-Bouthiau, A., éd. Faton
- OGM, sécurité, santé - ce que la science révèle et qu'on ne nous dit pas, Ceballos, L. et Kastler, G., éd. Nature & Progrès
- Le vélo, le mur et le citoyen, J. Testart, éd. Belin, avril 2006
- Les OGM, une technologie à maîtriser, LE DEAUT, J.Y. et MENARD, C., éd. Assemblée nationale
- La société civile argumente son refus, éd. Inf'OGM
- Mainmise de l'économie sur la science - retour sur des controverses scientifiques, éd. Inf'OGM
- Les OGM remis en questions, dossier pédagogique, éd. Inf'OGM / BEDE
- Prévention et réparation des dommages liés aux OGM, éd. Inf'OGM
* par d'autres auteurs
- Les OGM en questions, exposition (12 panneaux) et livret pédagogiques, réalisés en partenariat avec le rectorat de Montpellier et co-financé par Educagri, 2005, éd. Bédé.
- Les Organismes génétiquements modifiés (OGM) en Afrique : Comprendre pour mieux agir, document pédaogique réalisé par les acteurs de la société civile africaine, éd. Inades Formation, 2006 (pour le commander : écrire à ifsiege@inadesfo.ci)
- Plantes transgéniques, faits et enjeux, A. Gallais et A. Ricroch, chercheurs à l'Inra, Ed. Quae, septembre 2006
- Raconte moi autrement les OGM, éd. Confédération paysanne, réponse point par point au livre d'Aliette Desclée de Maredsous, Explique moi ....les OGM, éd. Nane, rédigé en partenariat avec Proléa et Biogemma (détail)
- La Guerre secrète des OGM, Kempf, H., journaliste au journal Le Monde, éd. du Seuil
- OGM, brevets pour l'inconnu, Briand-Bouthiau, A., éd. Faton
- OGM, sécurité, santé - ce que la science révèle et qu'on ne nous dit pas, Ceballos, L. et Kastler, G., éd. Nature & Progrès
- Le vélo, le mur et le citoyen, J. Testart, éd. Belin, avril 2006
- Les OGM, une technologie à maîtriser, LE DEAUT, J.Y. et MENARD, C., éd. Assemblée nationale

Moaï- MEMBRE

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Les sites internet sur les OGM
De nombreux acteurs s'intéressent aux OGM. Cette liste ne sera pas exhautive, mais représentera les différentes visions des OGM, telles qu'elles s'expriment sur Internet. Dans la mesure du possible les liens renvoient directement à la page où sont traités les OGM.
Les OGM, vus par :
- le gouvernement français : http://ogm.gouv.fr.
- la Commission européenne (DG Santé & Protection du Consommateur) : http://ec.europa.eu/food/food/biotechnology/index_fr.htm
- l'industrie : le site portail commun au GNIS, à l'UIPP et la FOP) : http://www.ogm.org et le site de l'association DEBA, créée par les entrerprises de biotechnologies
- les associations écologistes : Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France
- les associations de consommateurs : CLCV, UFC Que Choisir, UFCS
- les autres acteurs de la société civile : ATTAC national, les Faucheurs volontaires, Rés'OGM Info, l'information sur les OGM en Rhône-Alpes, BEDE (Bibliothèque d'Echange de Documentations et d'Expérience), le Comité de Recherche et d'Informations Indépendantes sur le Génie génétique (CRII-GEN), le réseau Biocoop; le site sur la biosécurité en Algérie, et Alerte OGM
- les syndicats agricoles : la Confédération paysanne, la Coordination rurale, FNAB (Agriculture biologique), FNSEA
- les instituts de recherche publique : Cirad (et son Quizz OGM), Inra
Autres sites importants :
- La Convention sur la Diversité Biologique
- Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques
- Food and Agriculture Organisation (FAO) : peser le pour et le contre
- FAO : Dossier OGM, 2001
- FAO et OMS : portail sur la sécurité sanitaire des aliments
- Organisation mondiale de la santé : dossier OGM
- Codex alimentarius
Les OGM, vus par :
- le gouvernement français : http://ogm.gouv.fr.
- la Commission européenne (DG Santé & Protection du Consommateur) : http://ec.europa.eu/food/food/biotechnology/index_fr.htm
- l'industrie : le site portail commun au GNIS, à l'UIPP et la FOP) : http://www.ogm.org et le site de l'association DEBA, créée par les entrerprises de biotechnologies
- les associations écologistes : Amis de la Terre, France Nature Environnement, Greenpeace France
- les associations de consommateurs : CLCV, UFC Que Choisir, UFCS
- les autres acteurs de la société civile : ATTAC national, les Faucheurs volontaires, Rés'OGM Info, l'information sur les OGM en Rhône-Alpes, BEDE (Bibliothèque d'Echange de Documentations et d'Expérience), le Comité de Recherche et d'Informations Indépendantes sur le Génie génétique (CRII-GEN), le réseau Biocoop; le site sur la biosécurité en Algérie, et Alerte OGM
- les syndicats agricoles : la Confédération paysanne, la Coordination rurale, FNAB (Agriculture biologique), FNSEA
- les instituts de recherche publique : Cirad (et son Quizz OGM), Inra
Autres sites importants :
- La Convention sur la Diversité Biologique
- Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques
- Food and Agriculture Organisation (FAO) : peser le pour et le contre
- FAO : Dossier OGM, 2001
- FAO et OMS : portail sur la sécurité sanitaire des aliments
- Organisation mondiale de la santé : dossier OGM
- Codex alimentarius

Moaï- MEMBRE

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Le Monde selon monsanto
Pour conclure, impossible de ne pas encourager chacun d'entre nous à voir ce terrible documentaire (dispo en livre):



Moaï- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
[quote="Jonathan (C.John)"]Cette observation me laissait donc songeur : A quoi sert ces dits "OGM", et tout ses produits chimiques comme les engrais et pesticides, lorsqu'on voit que Dame nature à elle seule fait pousser ces maïs tout naturellement (quel pléonasme!), ce qui rend palo le moindre champs chimique des nos chers agriculteurs?
La solution ne se trouverait pas dans une meilleure gestion des terres (en raison des appauvrissements) et un "nomadisme agricoles"?
Certaines tribues amérindiennes faisant partie des peuples agriculteurs déménageaient régulièrement au terme des cycles naturels qui correspondaient à l'épuisement des sols. Ils défrichaient des zones bien précises (à proximité de point d'eau etc), puis on cultivait quelques temps avant de partir fonder un autre village ailleur, sur des terres vierges ou regénérées avec le temps.
Le débat reste ouvert...
Jonathan
Bonjour,
Il y a une grosse différence entre un champ de monoculture de maïs et quelques pieds un peu éloignés les un des autres.
Les insectes commençant à se développer dans le champ de maïs vont pouvoir le faire rapidement, et vont pouvoir se transmettre sans problème d'une plante à l'autre.
Évidemment, on peut limiter le problème en ayant une culture mixte, comme certaines tribus ou jardiniers, ce qui permet en plus d'utiliser des plantes repoussant les insectes, etc... mais ceci est incompatible avec les cultures industrielles.
La rotation de cultures, comme tu le soulignes, permet aussi de limiter les populations d'insectes. Mais les agriculteurs touchant une prime au maïs seront-ils prêts à perdre cette prime une année sur deux?
Même si on limite notre consommation, les besoins de l'humanité ne me semble plus permettre actuellement une exploitation itinérante, limitant au maximum l'impact sur les écosystèmes
Ceci dit ça n'empêche pas d'essayer d'exploiter les terres de la façon la plus responsable possible.
J'aimerais bien voir quand même la taille des fruits que feront les plants de maïs que tu as photographiés...
Encore faudrait-il définir ce qui est "naturel".
Pour moi ceci est de la non-argumentation (qui permet de ne pas se poser de questions).
Qu'est-ce que ça signifie? Je porte des habits... est-ce "naturel"? Dois-je être contre? J'utilise un ordinateur... est-ce "naturel"?
Comme d'habitude on tombe dans la rhétorique des "méchants scientifiques qui jouent aux apprentis sorciers".
En cultivant n'importe quelle plante, on ne maîtrise pas grand chose (croisements possibles, mutations, etc...).
J'aimerais bien savoir d'où sort cet article
Si on maîtrisait si mal la technologie, on ne produirait pas déjà tout un tas de molécules grâce au génie génétique, et on ne serait pas passé à des tests de thérapie génique...
Le problème est loin d'être situé dans la connaissance et la maîtrise de cette technologie, mais bien plus de ce qu'on veut en faire.
Mais bien sûr... d'ailleurs aucun scientifique n'a dû se pencher sur la question...
C'est sympa pour tous les chercheurs (je ne parle pas des pseudo-scientifiques qui se présentent en "spécialistes" mais racontent des conneries plus grosses qu'eux) qui ont bossé sur le sujet (celui des risques, je ne parle pas du développement des OGM) et ont été les premiers à émettre des réserves, voir se déclarer contre un passage des OGM à la production.
Il y a un différence entre dire "on ne sait pas", et "on ne peut prévoir exactement".
Là encore, on retombe dans le discours "la nature est sacrée, n'y touchons pas du tout".
C'est une belle aspiration, qui rejoint mes propres sentiments... sauf qu'il va être difficile, à moins d'organiser un suicide massif, d'appliquer ces idées de façon absolutiste.
A mon avis, il vaut mieux accepter de "toucher à la nature", en s'interrogeant vraiment sur ce qu'on fait, et en évaluant correctement les impacts, que tomber dans des comportements incohérents, où on se donne bonne conscience en mangeant bio, en s'affichant "pour la nature", mais sans regarder le problème à grande échelle, et finalement en ne minimisants pas tant que ça son impact écologique.
Si l'on a fait des recherches sur les gènes, c'est justement pour mieux connaître la nature. D'ailleurs connaître le fonctionnement génétique ne signifie pas nécessairement passer ensuite à la production d'OGM: ça peut aussi permettre de coprendre bien des choses utiles (régulation des systèmes de défense des plantes, mécanismes de résistance à la sécheresse, etc...).
Prétendre qu'on gaspille de l'argent en faisant de la recherche est bien mal comprendre les enjeux de la recherche et son fonctionnement (mais ça, suffit de voir les problèmes en ce moment pour se rendre compte combien la recherche en France est méprisée...).
Quand à dire que la nature est bien faite... mon amour de la nature me pousserait à dire ceci... mais en même temps je suis heureuse de consommer des variétés sélectionnées, hybridées par mes prédécesseurs, et profiter un tant soit peu du confort "moderne".
Bref, il y a une différence entre rejeter en bloc quelque chose parce que "c'est pas naturel", et se demander quels aspects de découvertes on souhaite utiliser, se demander si c'est nécessaire de développer ce type d'OGM, s'interroger sur les risques réels, etc... et s'interroger sur le fonctionnement global de notre agriculture.
(d'ailleurs l'article que tu cites est il me semble une synthèse claire, et je trouve malheureux que ça soit résumé si facilement en "c'est pas naturel").
Les hommes jouent depuis le début avec "ce qui leur sert de source".
Tout a commencé avec l'agriculture. Personnellement et idéalement le mode "chasseur-cueilleur" correspondrait le plus à mon idéal, mais comme la réalisation générale de ce mode de vie semble peu possible, il est sain de s'interroger sur ce qu'on va faire pour limiter l'impact humain. A mon avis ce n'est pas en jouant sur le plan de l'idéologie, avec une espèce de "sacralisation" d'une nature idéale qui n'existe pas (où sont les forêts primaires? Actuellement même en voulant préserver des écosystèmes, on se retrouve obligé à intervenir
). Bref, diaboliser les OGM, en leur collant simplement une étiquette "pas naturel, mauvais, diabolique, etc..." c'est aller un peu trop vite en besogne, et c'est une stratégie qui me semble permettre simplement une économie de réflexion.
Ceci reste très hypothétique... on a fait beaucoup de foin avec cette idée de "gènes sauteurs" (et ça permet de faire peur aux gens, qui pour la plupart ont une idée très vague de ce qu'est un gène) alors que les problèmes sont bien plus dans le mélange de graines ou les possibilités d'hybridation (risque très variable en fonction des espèces)... et les aspects économiques (qui dépasset largement les OGM).
Cette idée de "mutations consécutives aux OGM" est totalement simpliste, et semble plus sortie d'un vieux bouquin de sciences-fonction qu'autre chose.
Ne peut-on pas rester dans le monde du rationnel quand on parle des OGM?
Merci à Moaï pour ses explications, qui permettent de mieux comprendre ce qu'est un OGM et les problèmes qui y sont associés.
Les risques sanitaires sont certainement ailleurs que l'imagination débordante de certains veulent les voir...
On mange tous les jours de l'ADN, et notamment de l'ADN codant pour des poisons (beaucoup de plantes qu'on consomme, comme la pomme de terre, son en partie toxiques!). Il n'y a pas de différence fondamentale (de structure) entre de l'ADN provenant d'OGM et celui provenant d'autres organismes.
Bref, ces histoires de "modifications" de l'organisme humain, par consommation d'OGM, ce sont des élucubrations de personnes qui feraient mieux d'essayer de se renseigner, et de cibler les vrais problèmes (il est totalement contre-productif de raconter des énormités, et ça décrédibilise le mouvement entier).
Par contre, s'interroger sur l'impact de l'apparition dans l'alimentation de protéines (ou autres substances) normalement pas ingérées (ou en bien plus petite quantité), ainsi que sur l'usage généralisé de produits phytosanitaires associés à certaines variétés OGM est bien plus rationnel, et pose je pense les bonnes questions. Ceci dit, ces questions on les pose malheureusement bien peu pour notre alimentation en général (modification de l'alimentation, généralisation de certains aliments comme l'huile de palme, le soja, etc...).
Là encore on est dans une problématique marginale: les gènes de résistance qu'on a utilisé pour la sélection des OGM (ce n'était pas un but, mais bien une méthode permettant de savoir quelles cellules avaient bien intégré le gène) sont déjà présents en quantité dans l'environnement, et chez nos bactéries commensales. Les antibiotiques utilisés pour le criblage rencontrent déjà des problèmes de résistance bactérienne, qui n'ont rien à voir avec les OGM, et sont du coup bien moins utilisés. Et, considérant quand même l'infime risque que des bactéries puissent éventuellement récupérer ces gènes de résistance, les scientifiques ont déjà modifié leurs méthodes, et les OGM produits ne contiennent de toute façon plus ces gènes de résistance...
On pourrait dire bien des choses sur ses reportages et idées... à mon avis on a encore ajouté à la confusion et à la mauvaise information au niveau scientifique.
Par contre, mettre en lumière le fonctionnement (ou dysfonctionnement) du développement des OGM, des systèmes de décision, etc... est salutaire.
Pour moi ce débat est de toute façon un débat pourri, tant d'un côté que de l'autre, et les scientifiques se retrouvent pris entre deux feux, sans avoir d'écoute de la part de citoyens qui ne cherchent pas à comprendre, et se basent sur des ressentis superficiels, et ayant de l'autre côté des interlocuteurs politiques et économiques qui se contrefichent aussi pas mal de leur avis, et manipulent les résultats des recherches ou les orientent comme bon leur semble.
Et pendant ce temps, on laisse tranquillement le reste de l'agriculture agir les mains libres, on subventionne à tour de bras le maïs, on laisse certaines grosses firmes avoir la main-mise sur le marché (OGM ou pas OGM... ).
K
La solution ne se trouverait pas dans une meilleure gestion des terres (en raison des appauvrissements) et un "nomadisme agricoles"?
Certaines tribues amérindiennes faisant partie des peuples agriculteurs déménageaient régulièrement au terme des cycles naturels qui correspondaient à l'épuisement des sols. Ils défrichaient des zones bien précises (à proximité de point d'eau etc), puis on cultivait quelques temps avant de partir fonder un autre village ailleur, sur des terres vierges ou regénérées avec le temps.
Le débat reste ouvert...
Jonathan
Bonjour,
Il y a une grosse différence entre un champ de monoculture de maïs et quelques pieds un peu éloignés les un des autres.
Les insectes commençant à se développer dans le champ de maïs vont pouvoir le faire rapidement, et vont pouvoir se transmettre sans problème d'une plante à l'autre.
Évidemment, on peut limiter le problème en ayant une culture mixte, comme certaines tribus ou jardiniers, ce qui permet en plus d'utiliser des plantes repoussant les insectes, etc... mais ceci est incompatible avec les cultures industrielles.
La rotation de cultures, comme tu le soulignes, permet aussi de limiter les populations d'insectes. Mais les agriculteurs touchant une prime au maïs seront-ils prêts à perdre cette prime une année sur deux?
Même si on limite notre consommation, les besoins de l'humanité ne me semble plus permettre actuellement une exploitation itinérante, limitant au maximum l'impact sur les écosystèmes
Ceci dit ça n'empêche pas d'essayer d'exploiter les terres de la façon la plus responsable possible.
J'aimerais bien voir quand même la taille des fruits que feront les plants de maïs que tu as photographiés...
Je ne suis pas pour les OGM car ce n'est pas du tout naturel.
Encore faudrait-il définir ce qui est "naturel".
Pour moi ceci est de la non-argumentation (qui permet de ne pas se poser de questions).
Qu'est-ce que ça signifie? Je porte des habits... est-ce "naturel"? Dois-je être contre? J'utilise un ordinateur... est-ce "naturel"?
J'ai lu un article à ce sujet il n'y a pas si longtemps, qui explique que même les scientifiques ne savent pas trés bien où ils mettent les pieds en ce qui concerne ces modifications génétiques.
Comme d'habitude on tombe dans la rhétorique des "méchants scientifiques qui jouent aux apprentis sorciers".
En cultivant n'importe quelle plante, on ne maîtrise pas grand chose (croisements possibles, mutations, etc...).
J'aimerais bien savoir d'où sort cet article
Si on maîtrisait si mal la technologie, on ne produirait pas déjà tout un tas de molécules grâce au génie génétique, et on ne serait pas passé à des tests de thérapie génique...
Le problème est loin d'être situé dans la connaissance et la maîtrise de cette technologie, mais bien plus de ce qu'on veut en faire.
Ils ne savent pas quelles répercutions que ça pourrait avoir sur la nature, ou même sur les animaux.
Mais bien sûr... d'ailleurs aucun scientifique n'a dû se pencher sur la question...
C'est sympa pour tous les chercheurs (je ne parle pas des pseudo-scientifiques qui se présentent en "spécialistes" mais racontent des conneries plus grosses qu'eux) qui ont bossé sur le sujet (celui des risques, je ne parle pas du développement des OGM) et ont été les premiers à émettre des réserves, voir se déclarer contre un passage des OGM à la production.
Il y a un différence entre dire "on ne sait pas", et "on ne peut prévoir exactement".
Je pense que si la nature est faite comme ça c'est qu'il y a une raison!Il ne faut donc pas toucher à la génétique!
Là encore, on retombe dans le discours "la nature est sacrée, n'y touchons pas du tout".
C'est une belle aspiration, qui rejoint mes propres sentiments... sauf qu'il va être difficile, à moins d'organiser un suicide massif, d'appliquer ces idées de façon absolutiste.
A mon avis, il vaut mieux accepter de "toucher à la nature", en s'interrogeant vraiment sur ce qu'on fait, et en évaluant correctement les impacts, que tomber dans des comportements incohérents, où on se donne bonne conscience en mangeant bio, en s'affichant "pour la nature", mais sans regarder le problème à grande échelle, et finalement en ne minimisants pas tant que ça son impact écologique.
Alors pourquoi gaspiller autant d'argent pour des recherches qui durent de longues années qui ne meneront à rien ou à un désastre ; alors que la nature est bien faite,? Il suffirait juste de la connaitre et de savoir s'en servir correctement.
Si l'on a fait des recherches sur les gènes, c'est justement pour mieux connaître la nature. D'ailleurs connaître le fonctionnement génétique ne signifie pas nécessairement passer ensuite à la production d'OGM: ça peut aussi permettre de coprendre bien des choses utiles (régulation des systèmes de défense des plantes, mécanismes de résistance à la sécheresse, etc...).
Prétendre qu'on gaspille de l'argent en faisant de la recherche est bien mal comprendre les enjeux de la recherche et son fonctionnement (mais ça, suffit de voir les problèmes en ce moment pour se rendre compte combien la recherche en France est méprisée...).
Quand à dire que la nature est bien faite... mon amour de la nature me pousserait à dire ceci... mais en même temps je suis heureuse de consommer des variétés sélectionnées, hybridées par mes prédécesseurs, et profiter un tant soit peu du confort "moderne".
Bref, il y a une différence entre rejeter en bloc quelque chose parce que "c'est pas naturel", et se demander quels aspects de découvertes on souhaite utiliser, se demander si c'est nécessaire de développer ce type d'OGM, s'interroger sur les risques réels, etc... et s'interroger sur le fonctionnement global de notre agriculture.
(d'ailleurs l'article que tu cites est il me semble une synthèse claire, et je trouve malheureux que ça soit résumé si facilement en "c'est pas naturel").
Après avoir été sur le lien que Didine propose, je pense aussi qu'il ne faut pas modifier la nature.
Les hommes ne devraient pas jouer avec ce qui nous sert de source.
Cela risque de causer la perte de l'humanité et de la terre.
Donc faisont tous pour la préserver.
Les hommes jouent depuis le début avec "ce qui leur sert de source".
Tout a commencé avec l'agriculture. Personnellement et idéalement le mode "chasseur-cueilleur" correspondrait le plus à mon idéal, mais comme la réalisation générale de ce mode de vie semble peu possible, il est sain de s'interroger sur ce qu'on va faire pour limiter l'impact humain. A mon avis ce n'est pas en jouant sur le plan de l'idéologie, avec une espèce de "sacralisation" d'une nature idéale qui n'existe pas (où sont les forêts primaires? Actuellement même en voulant préserver des écosystèmes, on se retrouve obligé à intervenir
Les phénomènes de dissémination des transgènes peuvent aussi s'expliquer par les micro-organismes du sol qui ont la capacité naturelle d'intégrer des fragments d'ADN d'une plante dans leur génome, avec certes une probabilité faible, et donc d'en transférer à leur tour.
Ceci reste très hypothétique... on a fait beaucoup de foin avec cette idée de "gènes sauteurs" (et ça permet de faire peur aux gens, qui pour la plupart ont une idée très vague de ce qu'est un gène) alors que les problèmes sont bien plus dans le mélange de graines ou les possibilités d'hybridation (risque très variable en fonction des espèces)... et les aspects économiques (qui dépasset largement les OGM).
Concernant les OGM, il me semble que leurs effets se feront sentir dans quelques generations, lorsque les enfants naitront avec trois bras et autres malformations...oui je sais le pessimisme est mon fort mais bon.
....
en fait ce seront les generations des annees 2040 ou 2050 qui en montreront les premiers signes..
Cette idée de "mutations consécutives aux OGM" est totalement simpliste, et semble plus sortie d'un vieux bouquin de sciences-fonction qu'autre chose.
Ne peut-on pas rester dans le monde du rationnel quand on parle des OGM?
Merci à Moaï pour ses explications, qui permettent de mieux comprendre ce qu'est un OGM et les problèmes qui y sont associés.
Penses tu comme certain anti-OGM l'affirment qu'il y aura des risques sanitaires pour l'homme comme des développements de cancers voir des risques de "modification" dans nos propres gènes puisqu'à l'heure actuelle, aucune expérience et observation scientifique n'a peu déterminer le risque véritable à long terme? (étant donné le manque de recul évident que nous avons sur les OGM).
Les risques sanitaires sont certainement ailleurs que l'imagination débordante de certains veulent les voir...
On mange tous les jours de l'ADN, et notamment de l'ADN codant pour des poisons (beaucoup de plantes qu'on consomme, comme la pomme de terre, son en partie toxiques!). Il n'y a pas de différence fondamentale (de structure) entre de l'ADN provenant d'OGM et celui provenant d'autres organismes.
Bref, ces histoires de "modifications" de l'organisme humain, par consommation d'OGM, ce sont des élucubrations de personnes qui feraient mieux d'essayer de se renseigner, et de cibler les vrais problèmes (il est totalement contre-productif de raconter des énormités, et ça décrédibilise le mouvement entier).
Par contre, s'interroger sur l'impact de l'apparition dans l'alimentation de protéines (ou autres substances) normalement pas ingérées (ou en bien plus petite quantité), ainsi que sur l'usage généralisé de produits phytosanitaires associés à certaines variétés OGM est bien plus rationnel, et pose je pense les bonnes questions. Ceci dit, ces questions on les pose malheureusement bien peu pour notre alimentation en général (modification de l'alimentation, généralisation de certains aliments comme l'huile de palme, le soja, etc...).
Le problème aussi des OGM sont la résistance occasionné contre les antibiotiques, qui peut être dangereux dans des cas de maladies graves, notamment pour le traitement de celles-ci
Là encore on est dans une problématique marginale: les gènes de résistance qu'on a utilisé pour la sélection des OGM (ce n'était pas un but, mais bien une méthode permettant de savoir quelles cellules avaient bien intégré le gène) sont déjà présents en quantité dans l'environnement, et chez nos bactéries commensales. Les antibiotiques utilisés pour le criblage rencontrent déjà des problèmes de résistance bactérienne, qui n'ont rien à voir avec les OGM, et sont du coup bien moins utilisés. Et, considérant quand même l'infime risque que des bactéries puissent éventuellement récupérer ces gènes de résistance, les scientifiques ont déjà modifié leurs méthodes, et les OGM produits ne contiennent de toute façon plus ces gènes de résistance...
Marie-Monique Robin
On pourrait dire bien des choses sur ses reportages et idées... à mon avis on a encore ajouté à la confusion et à la mauvaise information au niveau scientifique.
Par contre, mettre en lumière le fonctionnement (ou dysfonctionnement) du développement des OGM, des systèmes de décision, etc... est salutaire.
Pour moi ce débat est de toute façon un débat pourri, tant d'un côté que de l'autre, et les scientifiques se retrouvent pris entre deux feux, sans avoir d'écoute de la part de citoyens qui ne cherchent pas à comprendre, et se basent sur des ressentis superficiels, et ayant de l'autre côté des interlocuteurs politiques et économiques qui se contrefichent aussi pas mal de leur avis, et manipulent les résultats des recherches ou les orientent comme bon leur semble.
Et pendant ce temps, on laisse tranquillement le reste de l'agriculture agir les mains libres, on subventionne à tour de bras le maïs, on laisse certaines grosses firmes avoir la main-mise sur le marché (OGM ou pas OGM... ).
K
Kinette- MEMBRE

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OGM et législation européenne : la localisation exacte des champs d'OGM devient obligatoire
Jusqu'à présent en France, seul le canton ou la commune dans lequel se situaient les champs d'OGM était rendu public. Or, avec cet arrêt, la cour de justice européenne impose aux Etats membres de rendre public « la localisation et l'étendue des sites de dissémination ainsi que la description de l'écosystème des sites de dissémination, y compris le climat, la flore et la faune, de même que la proximité des sites de biotopes officiellement reconnus ou de zones protégées susceptibles d'être affectées. » De fait, l'ensemble des informations que les firmes sont tenues de communiquer à l'administration pour obtenir l'autorisation pour cultiver des OGM, devient public http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3605

Moaï- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Quand les OGM tombent en panne, la famine guette…, IES News Service, 02/04/09Gregor Seither
En Afrique du Sud, des agriculteurs dans la region de North West, Free State et Mpumalanga ont perdu l’integralite de leur recolte et des millions de dollars de revenus quand 82 000 hectares de champs plantes avec du mais OGM sont “tombes en panne” et n’ont pas produit de grains. L’aspect exterieur des plantes est satisfaisant mais elles n’ont presque pas produit d’epis porteurs de grains.La societe Monsanto s’est declaree prete a compenser les agriculteurs (toutefois pour des sommes bien en-dessous de la valeur de la recolte attendue) et a affirme qu’il s’agissait “d’une panne survenue lors du processus de fertilisation des semences en laboratoire, affectant trois especes de mais GM“. Selon Monsanto, seulement un tiers environ des agriculteurs ayant plante ce type de semences a declare n’avoir pas pu produire de recolte.Ce chiffre est conteste par Marian Mayet, directrice du Africa-centre for biosecurity a Johannesburg qui affirme que - selon leur enquete sur le terrain - certaines exploitations ont souffert des pertes d’exploitation jusqu’a 80% de leur recolte. Elle a demande au gouvernement de nommer une commission d’enquete sur la question et d’immediatement interdire la culture d’aliments OGM dans le pays, affirmant que c’est la technologie de manipulation genetique pratiquee par Monsanto qui est en elle meme responsable de cette “panne” des recoltes.“L’agriculture vivriere qui sert a nourrir les peuples a ete placee entre les mains de grandes multinationales, fabriquant des semences en laboratoire et ayant un controle total sur les recoltes et les modes d’alimentation.
Si demain ces grandes multinationales occupent le marche et en chassent les semences naturelles, la population sera a la merci de ce genre de pannes de laboratoire. La famine aura ete fabriquee en eprouvette. Est-ce que nous pouvons nous permettre ce genre de risque ?”
<http://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/02/quand-les-ogm-tombent-en-panne-la-famine-guette/>
En Afrique du Sud, des agriculteurs dans la region de North West, Free State et Mpumalanga ont perdu l’integralite de leur recolte et des millions de dollars de revenus quand 82 000 hectares de champs plantes avec du mais OGM sont “tombes en panne” et n’ont pas produit de grains. L’aspect exterieur des plantes est satisfaisant mais elles n’ont presque pas produit d’epis porteurs de grains.La societe Monsanto s’est declaree prete a compenser les agriculteurs (toutefois pour des sommes bien en-dessous de la valeur de la recolte attendue) et a affirme qu’il s’agissait “d’une panne survenue lors du processus de fertilisation des semences en laboratoire, affectant trois especes de mais GM“. Selon Monsanto, seulement un tiers environ des agriculteurs ayant plante ce type de semences a declare n’avoir pas pu produire de recolte.Ce chiffre est conteste par Marian Mayet, directrice du Africa-centre for biosecurity a Johannesburg qui affirme que - selon leur enquete sur le terrain - certaines exploitations ont souffert des pertes d’exploitation jusqu’a 80% de leur recolte. Elle a demande au gouvernement de nommer une commission d’enquete sur la question et d’immediatement interdire la culture d’aliments OGM dans le pays, affirmant que c’est la technologie de manipulation genetique pratiquee par Monsanto qui est en elle meme responsable de cette “panne” des recoltes.“L’agriculture vivriere qui sert a nourrir les peuples a ete placee entre les mains de grandes multinationales, fabriquant des semences en laboratoire et ayant un controle total sur les recoltes et les modes d’alimentation.
Si demain ces grandes multinationales occupent le marche et en chassent les semences naturelles, la population sera a la merci de ce genre de pannes de laboratoire. La famine aura ete fabriquee en eprouvette. Est-ce que nous pouvons nous permettre ce genre de risque ?”
<http://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/02/quand-les-ogm-tombent-en-panne-la-famine-guette/>

Moaï- MEMBRE

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Cas de contamination de produits alimentaires par du lin OGM illegal
Cas de contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal, Univers Nature, 01/10/09, Cécile Cassier
Depuis une quinzaine de jours, les alertes de la Commission européenne quant à des cas de contamination de produits boulangers et de céréales par du lin génétiquement modifié illégal ne cessent de se multiplier.
En effet, des produits contaminés ont été trouvés en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, au Luxembourg, et plus récemment, en Suède et au Royaume-Uni.
Le lin OGM incriminé, également connu sous les appellations FP 967 ou Triffid, a été génétiquement modifié pour résister a un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques.
Or, la législation européenne interdit le recours a des gènes résistants aux antibiotiques depuis fin 2004 dans les OGM commercialisés, et depuis 2008 également dans le cadre d'expérimentation.
Aussi, n’ayant pas été autorisé au sein de l’Union européenne, le lin OGM FP 967 est strictement illégal. Au regard de quoi, tout produit contaminé par celui-ci doit nécessairement être retiré de la vente.
D’après la Commission européenne, le Canada serait à l’origine de ces cas de contamination, bien que la culture commerciale du FP 967 y soit interdite depuis 2001. Il est a craindre que cette nouvelle porte un lourd préjudice aux cultivateurs de lin canadiens, lesquels s’étaient pourtant battus en faveur de l’interdiction du lin transgénique par crainte de contamination de leurs propres cultures. Selon Greenpeace, jusqu’à aujourd’hui, 68 % de la production canadienne de lin sont importés en Europe.
Cette affaire n’est malheureusement pas la première du genre, et ne sera probablement pas la dernière. Ainsi, en 2006, un riz OGM non autorisé à la culture commerciale avait contaminé de nombreux produits alimentaires à l’échelle mondiale. De même, au cours de l’été qui vient de s’achever, des importations de soja américain ont été stoppées car elles présentaient des traces de mais transgénique non autorisé.
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3927>
Depuis une quinzaine de jours, les alertes de la Commission européenne quant à des cas de contamination de produits boulangers et de céréales par du lin génétiquement modifié illégal ne cessent de se multiplier.
En effet, des produits contaminés ont été trouvés en Allemagne, en Pologne, en Suisse, en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, au Luxembourg, et plus récemment, en Suède et au Royaume-Uni.
Le lin OGM incriminé, également connu sous les appellations FP 967 ou Triffid, a été génétiquement modifié pour résister a un herbicide et contient trois gènes résistants aux antibiotiques.
Or, la législation européenne interdit le recours a des gènes résistants aux antibiotiques depuis fin 2004 dans les OGM commercialisés, et depuis 2008 également dans le cadre d'expérimentation.
Aussi, n’ayant pas été autorisé au sein de l’Union européenne, le lin OGM FP 967 est strictement illégal. Au regard de quoi, tout produit contaminé par celui-ci doit nécessairement être retiré de la vente.
D’après la Commission européenne, le Canada serait à l’origine de ces cas de contamination, bien que la culture commerciale du FP 967 y soit interdite depuis 2001. Il est a craindre que cette nouvelle porte un lourd préjudice aux cultivateurs de lin canadiens, lesquels s’étaient pourtant battus en faveur de l’interdiction du lin transgénique par crainte de contamination de leurs propres cultures. Selon Greenpeace, jusqu’à aujourd’hui, 68 % de la production canadienne de lin sont importés en Europe.
Cette affaire n’est malheureusement pas la première du genre, et ne sera probablement pas la dernière. Ainsi, en 2006, un riz OGM non autorisé à la culture commerciale avait contaminé de nombreux produits alimentaires à l’échelle mondiale. De même, au cours de l’été qui vient de s’achever, des importations de soja américain ont été stoppées car elles présentaient des traces de mais transgénique non autorisé.
<http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3927>

Moaï- MEMBRE

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Amarante contre Roundup®, le match
Amarante contre Roundup®, le match
Le Roundup®, célèbre herbicide total commercialisé par le géant américain Monsanto depuis 1975, a du souci à se faire : depuis quelques années, une "mauvaise" herbe (pas mauvaise pour tout le monde), l'amarante, fait de la résistance. Cette plante résiste vaillamment au redoutable herbicide, et cause bien des soucis aux agriculteurs américains... et à Monsanto.
Les premières observations de plants d'amarante réfléchie (Amarantus retroflexus L.) résistants au Round Up ont été effectuées en 2004, par un agriculteur de Macon, en Géorgie, qui a vu son champ de soja transgénique (le soja OGM Round Up Ready de Monsanto) colonisé par cette "mauvaise" herbe. L'amarante résistante s'est ensuite propagée dans d'autres Etats américains : Caroline du Sud, Caroline du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. En 2009, ce sont pas moins de 5.000 hectares de culture de soja OGM qui ont dû être abandonnés en Géorgie (épicentre du phénomène), et la récolte de 50.000 autres hectares est menacée.
Quand l'amarante se rebelle…
L'amarante vient perturber la mécanique bien huilée mise au point par Monsanto. En principe, on sème une parcelle en soja transgénique portant un gène de résistance au glyphosate, qui est la matière active du Round Up, ce qui permet d'arroser le champ de cet herbicide, sans aucun dommage pour le soja, alors que tous les autres végétaux (les "mauvaises" herbes) sont détruits. Mais si l'une de ces "mauvaises" herbes décide de tenir tête au Round Up, les agriculteurs n'ont pas beaucoup d'alternatives :
* Désherber mécaniquement entre les rangs, ce qui n'est pas facile sur une parcelle de soja, surtout si on attend trop ;
* Désherber à la main pour arracher chaque plant d'amarante, chose peu aisée étant donné que cette plante a un système racinaire profond, et que les surfaces à désherber sont colossales ;
* Abandonner la parcelle, et donc la récolte de soja.
Le problème est de taille, et l'enjeu économique énorme, car 9 producteurs de soja sur 10 (chiffres avancés par Monsanto) utilisent le soja Round Up Ready aux Etats-Unis. Les ventes de semences de ce soja OGM ont considérablement chuté depuis quelques années, et les agriculteurs tendent à revenir aux semences traditionnelles. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question pour déterminer la cause de cette nouvelle résistance. À l'heure actuelle, les avis divergent, et deux théories sont avancées.
Transfert de gène ou résistance naturelle de l'amarante ?
La première hypothèse est celle d'une hybridation (via le pollen) entre le soja OGM et l'amarante, cette dernière récupérant ainsi le gène porteur de la résistance au glyphosate. Bien que les risques d'un croisement soient faibles, ils n'en demeurent pas moins réels, et il suffit d'un croisement réussi pour que le gène migre d'une plante à une autre. C'est ce qui aurait pu avoir lieu ici. Impossible, rétorquent les opposants à cette théorie, car le soja et l'amarante ne sont pas interféconds. Selon eux, une hybridation, et donc un "transfert" de gène n'est pas possible entre ces deux plantes. Il s'agirait plutôt de variants naturels de l'amarante, résistants au Round Up, qui seraient apparus suite à une mutation et dont le développement aurait été favorisé dans les champs traités au Round Up. L'absence de rotation des cultures et l'utilisation massive de cet herbicide sur ces parcelles auraient permis aux variants résistants de se multiplier rapidement dans un contexte favorable pour eux. Et, avec en moyenne 12.000 graines produites chaque année par un seul plant, et une capacité de germination intacte durant 20 à 30 ans pour chaque graine, l'amarante peut se montrer rapidement et durablement envahissante !
Quoi qu'il en soit, le phénomène n'est pas isolé, et d'autres "super mauvaises herbes" résistantes aux herbicides (le terme a été créé pour l'occasion en anglais : superweeds) ont déjà été observées, et on en découvrira sans doute encore… Preuve, s'il en fallait, que la Nature sait fort bien se jouer des caprices des hommes, et trouve des parades pour tenir tête aux plus grands géants de l'agrochimie !
Mauvaise herbe pour certains, aliment précieux pour les autres
L'amarante n'est pas qu'une mauvaise herbe qui vient obscurcir le ciel de Monsanto. Elle est aussi une plante potagère et ornementale, appréciée pour ses feuilles comestibles, ses graines riches en protéines et ses grappes de fleurs aux couleurs flamboyantes.
Il est amusant que ce soit justement l'amarante qui ait développé cette résistance. Cette plante, originaire des zones tempérées et tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, était très consommée par les Incas, les Aztèques et les Mayas. Elle était même pour eux une graine sacrée, utilisée dans des offices religieux. Sa culture a été interdite lors de la conquête du Mexique par les Espagnols, car les prêtres catholiques espéraient faire ainsi disparaître ces rites. Elle a pratiquement disparu du patrimoine gastronomique mexicain, mais elle reste très consommée en Asie.
En Europe, on la redécouvre depuis quelques années (on en trouve dans les magasins de produits naturels). Les feuilles se préparent comme des épinards, et renferment des teneurs intéressantes en vitamines et en minéraux. Mais c'est surtout la richesse de ses graines en protéines d'excellente qualité (elles en contiennent plus que le soja), ainsi que l'absence de gluten (l'amarante n'est pas une céréale, elle appartient à la famille des Chénopodiacées), qui expliquent sa récente remise à l'honneur. On la consomme mélangée à des céréales, ou ajoutée aux farines, pour donner plus de moelleux et de douceur aux pains et aux gâteaux.
Une plante vivrière peu exigeante qui intéresse les ONG
L'amarante compte de très nombreuses espèces (une soixantaine, toutes ne sont pas destinées à être consommées) et elle a la faculté de s'adapter à de multiples climats. Peu gourmande en eau et en nutriments, elle se satisfait des sols pauvres ou secs, et elle est peu sensible aux attaques des insectes et aux maladies. Elle intéresse les ONG, qui voient en elle un moyen de lutter contre la malnutrition, notamment en Afrique, en proposant aux populations de développer cette culture vivrière si peu exigeante.
Le Roundup®, célèbre herbicide total commercialisé par le géant américain Monsanto depuis 1975, a du souci à se faire : depuis quelques années, une "mauvaise" herbe (pas mauvaise pour tout le monde), l'amarante, fait de la résistance. Cette plante résiste vaillamment au redoutable herbicide, et cause bien des soucis aux agriculteurs américains... et à Monsanto.
Les premières observations de plants d'amarante réfléchie (Amarantus retroflexus L.) résistants au Round Up ont été effectuées en 2004, par un agriculteur de Macon, en Géorgie, qui a vu son champ de soja transgénique (le soja OGM Round Up Ready de Monsanto) colonisé par cette "mauvaise" herbe. L'amarante résistante s'est ensuite propagée dans d'autres Etats américains : Caroline du Sud, Caroline du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. En 2009, ce sont pas moins de 5.000 hectares de culture de soja OGM qui ont dû être abandonnés en Géorgie (épicentre du phénomène), et la récolte de 50.000 autres hectares est menacée.
Quand l'amarante se rebelle…
L'amarante vient perturber la mécanique bien huilée mise au point par Monsanto. En principe, on sème une parcelle en soja transgénique portant un gène de résistance au glyphosate, qui est la matière active du Round Up, ce qui permet d'arroser le champ de cet herbicide, sans aucun dommage pour le soja, alors que tous les autres végétaux (les "mauvaises" herbes) sont détruits. Mais si l'une de ces "mauvaises" herbes décide de tenir tête au Round Up, les agriculteurs n'ont pas beaucoup d'alternatives :
* Désherber mécaniquement entre les rangs, ce qui n'est pas facile sur une parcelle de soja, surtout si on attend trop ;
* Désherber à la main pour arracher chaque plant d'amarante, chose peu aisée étant donné que cette plante a un système racinaire profond, et que les surfaces à désherber sont colossales ;
* Abandonner la parcelle, et donc la récolte de soja.
Le problème est de taille, et l'enjeu économique énorme, car 9 producteurs de soja sur 10 (chiffres avancés par Monsanto) utilisent le soja Round Up Ready aux Etats-Unis. Les ventes de semences de ce soja OGM ont considérablement chuté depuis quelques années, et les agriculteurs tendent à revenir aux semences traditionnelles. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question pour déterminer la cause de cette nouvelle résistance. À l'heure actuelle, les avis divergent, et deux théories sont avancées.
Transfert de gène ou résistance naturelle de l'amarante ?
La première hypothèse est celle d'une hybridation (via le pollen) entre le soja OGM et l'amarante, cette dernière récupérant ainsi le gène porteur de la résistance au glyphosate. Bien que les risques d'un croisement soient faibles, ils n'en demeurent pas moins réels, et il suffit d'un croisement réussi pour que le gène migre d'une plante à une autre. C'est ce qui aurait pu avoir lieu ici. Impossible, rétorquent les opposants à cette théorie, car le soja et l'amarante ne sont pas interféconds. Selon eux, une hybridation, et donc un "transfert" de gène n'est pas possible entre ces deux plantes. Il s'agirait plutôt de variants naturels de l'amarante, résistants au Round Up, qui seraient apparus suite à une mutation et dont le développement aurait été favorisé dans les champs traités au Round Up. L'absence de rotation des cultures et l'utilisation massive de cet herbicide sur ces parcelles auraient permis aux variants résistants de se multiplier rapidement dans un contexte favorable pour eux. Et, avec en moyenne 12.000 graines produites chaque année par un seul plant, et une capacité de germination intacte durant 20 à 30 ans pour chaque graine, l'amarante peut se montrer rapidement et durablement envahissante !
Quoi qu'il en soit, le phénomène n'est pas isolé, et d'autres "super mauvaises herbes" résistantes aux herbicides (le terme a été créé pour l'occasion en anglais : superweeds) ont déjà été observées, et on en découvrira sans doute encore… Preuve, s'il en fallait, que la Nature sait fort bien se jouer des caprices des hommes, et trouve des parades pour tenir tête aux plus grands géants de l'agrochimie !
Mauvaise herbe pour certains, aliment précieux pour les autres
L'amarante n'est pas qu'une mauvaise herbe qui vient obscurcir le ciel de Monsanto. Elle est aussi une plante potagère et ornementale, appréciée pour ses feuilles comestibles, ses graines riches en protéines et ses grappes de fleurs aux couleurs flamboyantes.
Il est amusant que ce soit justement l'amarante qui ait développé cette résistance. Cette plante, originaire des zones tempérées et tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, était très consommée par les Incas, les Aztèques et les Mayas. Elle était même pour eux une graine sacrée, utilisée dans des offices religieux. Sa culture a été interdite lors de la conquête du Mexique par les Espagnols, car les prêtres catholiques espéraient faire ainsi disparaître ces rites. Elle a pratiquement disparu du patrimoine gastronomique mexicain, mais elle reste très consommée en Asie.
En Europe, on la redécouvre depuis quelques années (on en trouve dans les magasins de produits naturels). Les feuilles se préparent comme des épinards, et renferment des teneurs intéressantes en vitamines et en minéraux. Mais c'est surtout la richesse de ses graines en protéines d'excellente qualité (elles en contiennent plus que le soja), ainsi que l'absence de gluten (l'amarante n'est pas une céréale, elle appartient à la famille des Chénopodiacées), qui expliquent sa récente remise à l'honneur. On la consomme mélangée à des céréales, ou ajoutée aux farines, pour donner plus de moelleux et de douceur aux pains et aux gâteaux.
Une plante vivrière peu exigeante qui intéresse les ONG
L'amarante compte de très nombreuses espèces (une soixantaine, toutes ne sont pas destinées à être consommées) et elle a la faculté de s'adapter à de multiples climats. Peu gourmande en eau et en nutriments, elle se satisfait des sols pauvres ou secs, et elle est peu sensible aux attaques des insectes et aux maladies. Elle intéresse les ONG, qui voient en elle un moyen de lutter contre la malnutrition, notamment en Afrique, en proposant aux populations de développer cette culture vivrière si peu exigeante.

Moaï- MEMBRE

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Re: Dame nature et les OGM
Moaï a écrit:Amarante contre Roundup®, le match
Le Roundup®, célèbre herbicide total commercialisé par le géant américain Monsanto depuis 1975, a du souci à se faire : depuis quelques années, une "mauvaise" herbe (pas mauvaise pour tout le monde), l'amarante, fait de la résistance. Cette plante résiste vaillamment au redoutable herbicide, et cause bien des soucis aux agriculteurs américains... et à Monsanto.
Les premières observations de plants d'amarante réfléchie (Amarantus retroflexus L.) résistants au Round Up ont été effectuées en 2004, par un agriculteur de Macon, en Géorgie, qui a vu son champ de soja transgénique (le soja OGM Round Up Ready de Monsanto) colonisé par cette "mauvaise" herbe. L'amarante résistante s'est ensuite propagée dans d'autres Etats américains : Caroline du Sud, Caroline du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. En 2009, ce sont pas moins de 5.000 hectares de culture de soja OGM qui ont dû être abandonnés en Géorgie (épicentre du phénomène), et la récolte de 50.000 autres hectares est menacée.
Quand l'amarante se rebelle…
L'amarante vient perturber la mécanique bien huilée mise au point par Monsanto. En principe, on sème une parcelle en soja transgénique portant un gène de résistance au glyphosate, qui est la matière active du Round Up, ce qui permet d'arroser le champ de cet herbicide, sans aucun dommage pour le soja, alors que tous les autres végétaux (les "mauvaises" herbes) sont détruits. Mais si l'une de ces "mauvaises" herbes décide de tenir tête au Round Up, les agriculteurs n'ont pas beaucoup d'alternatives :
* Désherber mécaniquement entre les rangs, ce qui n'est pas facile sur une parcelle de soja, surtout si on attend trop ;
* Désherber à la main pour arracher chaque plant d'amarante, chose peu aisée étant donné que cette plante a un système racinaire profond, et que les surfaces à désherber sont colossales ;
* Abandonner la parcelle, et donc la récolte de soja.
Le problème est de taille, et l'enjeu économique énorme, car 9 producteurs de soja sur 10 (chiffres avancés par Monsanto) utilisent le soja Round Up Ready aux Etats-Unis. Les ventes de semences de ce soja OGM ont considérablement chuté depuis quelques années, et les agriculteurs tendent à revenir aux semences traditionnelles. De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question pour déterminer la cause de cette nouvelle résistance. À l'heure actuelle, les avis divergent, et deux théories sont avancées.
Transfert de gène ou résistance naturelle de l'amarante ?
La première hypothèse est celle d'une hybridation (via le pollen) entre le soja OGM et l'amarante, cette dernière récupérant ainsi le gène porteur de la résistance au glyphosate. Bien que les risques d'un croisement soient faibles, ils n'en demeurent pas moins réels, et il suffit d'un croisement réussi pour que le gène migre d'une plante à une autre. C'est ce qui aurait pu avoir lieu ici. Impossible, rétorquent les opposants à cette théorie, car le soja et l'amarante ne sont pas interféconds. Selon eux, une hybridation, et donc un "transfert" de gène n'est pas possible entre ces deux plantes. Il s'agirait plutôt de variants naturels de l'amarante, résistants au Round Up, qui seraient apparus suite à une mutation et dont le développement aurait été favorisé dans les champs traités au Round Up. L'absence de rotation des cultures et l'utilisation massive de cet herbicide sur ces parcelles auraient permis aux variants résistants de se multiplier rapidement dans un contexte favorable pour eux. Et, avec en moyenne 12.000 graines produites chaque année par un seul plant, et une capacité de germination intacte durant 20 à 30 ans pour chaque graine, l'amarante peut se montrer rapidement et durablement envahissante !
Quoi qu'il en soit, le phénomène n'est pas isolé, et d'autres "super mauvaises herbes" résistantes aux herbicides (le terme a été créé pour l'occasion en anglais : superweeds) ont déjà été observées, et on en découvrira sans doute encore… Preuve, s'il en fallait, que la Nature sait fort bien se jouer des caprices des hommes, et trouve des parades pour tenir tête aux plus grands géants de l'agrochimie !
Mauvaise herbe pour certains, aliment précieux pour les autres
L'amarante n'est pas qu'une mauvaise herbe qui vient obscurcir le ciel de Monsanto. Elle est aussi une plante potagère et ornementale, appréciée pour ses feuilles comestibles, ses graines riches en protéines et ses grappes de fleurs aux couleurs flamboyantes.
Il est amusant que ce soit justement l'amarante qui ait développé cette résistance. Cette plante, originaire des zones tempérées et tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, était très consommée par les Incas, les Aztèques et les Mayas. Elle était même pour eux une graine sacrée, utilisée dans des offices religieux. Sa culture a été interdite lors de la conquête du Mexique par les Espagnols, car les prêtres catholiques espéraient faire ainsi disparaître ces rites. Elle a pratiquement disparu du patrimoine gastronomique mexicain, mais elle reste très consommée en Asie.
En Europe, on la redécouvre depuis quelques années (on en trouve dans les magasins de produits naturels). Les feuilles se préparent comme des épinards, et renferment des teneurs intéressantes en vitamines et en minéraux. Mais c'est surtout la richesse de ses graines en protéines d'excellente qualité (elles en contiennent plus que le soja), ainsi que l'absence de gluten (l'amarante n'est pas une céréale, elle appartient à la famille des Chénopodiacées), qui expliquent sa récente remise à l'honneur. On la consomme mélangée à des céréales, ou ajoutée aux farines, pour donner plus de moelleux et de douceur aux pains et aux gâteaux.
Une plante vivrière peu exigeante qui intéresse les ONG
L'amarante compte de très nombreuses espèces (une soixantaine, toutes ne sont pas destinées à être consommées) et elle a la faculté de s'adapter à de multiples climats. Peu gourmande en eau et en nutriments, elle se satisfait des sols pauvres ou secs, et elle est peu sensible aux attaques des insectes et aux maladies. Elle intéresse les ONG, qui voient en elle un moyen de lutter contre la malnutrition, notamment en Afrique, en proposant aux populations de développer cette culture vivrière si peu exigeante.
Désolée j'ai oublié de citer ma source : http://www.gerbeaud.com

Moaï- MEMBRE

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