La Survie en milieu désertique et le dromadaire

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La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Bear L'ours le Jeu 23 Avr 2009 - 22:59

Bonjour,

Je souhaiterais savoir si la survie en milieu désertique s'effectue a 90% voir 100% avec "l'équipement" emporté (chameaux, nourriture, bidon d'eau etc) et donc faire une gestion de l'équipement pour survivre, ou il y a aussi "possibilité" de ce débrouiller sans et trouver des substitues a cette équipement sur place ? La survie dépend elle du chameau ou du dromadaire?

je ne sais pas si je suis compréhensible, en comparaison dans les milieux forestiers,

On peut fabriquer toute sorte de chose pour compléter ou remplacer sont équipement.

Bear L'ours
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l'indispensable dromadaire!

Message par drom le Lun 2 Nov 2009 - 22:18

Parcourir à pied, les zones hyper arides du Sahara ne sont pas chose facile, un long apprentissage du métier de chamelier et une rigueur dans la technicité de survie sont primordiaux. On ne navigue pas dans le désert sans connaître, sans avoir appris à y entrer et à en sortir, comme une longue apnée ou l’oxygène sera l’eau d’un puit. Parce que les zones extrêmes du Sahara se traversent, on ne peut y séjourner. Le mouvement perpétuel engendré par la méharée, doit être permanent jusqu’à la vue de l’eau salvatrice. L’homme qui a compris le désert est celui qui a fait vœux d’humilité. La véritable jouissance de cette démarche singulière est d’accéder dans l’épreuve à une harmonie à travers une forme d’analyse, de réflexion et de compréhension de l’élément hostile qui vous immerge. Ce n’est que dans cette acceptation que le Sahara deviendra un jardin de connaissance foisonnant, la solitude, une compagne plaisante et la survie, une source inépuisable de réflexions.

Mais le Sahara, dans ses terrains les plus arides, ne se traverse jamais seul, les distances sans puits ou points d’eau sont considérables, souvent plusieurs centaines de kilomètres. Lorsque la température extérieure est supérieure de quelques degrés à celle du corps humain, la perte hydrique par transpiration peut facilement atteindre une dizaine de litres, après une journée de marche au milieu des cordons de dunes vives. Le compagnon qui pourra vous permettre de survivre est le dromadaire, le seul animal capable d’emmener à votre place environ cent vingt litres d’eau pour une autonomie de plusieurs semaines. Bien évidemment en réduisant votre consommation d’eau à un minimum tout en gérant une déshydratation à son optimum. Ce qui implique, par essence, de ne rien porter ou de ne rien tirer sous peine de voir cette consommation monter en flèche. Pour garantir au mieux sa survie, le Sahara comme beaucoup de milieux extrêmes est avant tout une école de l’économie de sa physiologie, de ses animaux de bât, de son eau et de sa nourriture.

Le dromadaire africain (Camelus dromedarius) appelé communément chameau, est un animal originaire d'Amérique du Nord, où le Protylopus engendra la famille des camélidés il y a environ cinquante millions d’année. Il parvient en Asie vers vingt cinq mille ans avant notre ère par le détroit de Béring en donnant la lignée des chameaux de Bactriane et au Sahara il y a moins de trois mille ans, comme en témoignent certaines fresques rupestres. Les nomades musulmans considèrent cet animal comme un don du ciel et plusieurs versets du Coran en font les louanges au point d’en faire le symbole animal de la toute puissance du créateur. Il a permis à ses possesseurs de dominer les régions le plus arides de notre planète. Au Sahara, l'apparition du dromadaire est surtout liée à l'arrivée des Berbères et à l'extension de la désertification. A la fin du VIIè siècle, l'islam se répand dans toute l’Afrique du Nord et le chameau va permettre les échanges transsahariens en direction de l'empire du Ghana. Le développement du commerce avec le Soudan médiéval transforme le Sahara occidental et les autres zones sahéliennes en de vastes pâturages. Les nomades vont y élever des dromadaires pour constituer les caravanes destinées au commerce à longue distance entre l’Afrique noire et le Maghreb.

Le dromadaire reste l'une des rares espèces domestiques qui permet une production aussi variée, lait, viande, cuir, fumier, transport, travaux agricoles, selle, course. Dans beaucoup de zones en Mauritanie (Régions de l'Adrar et du Tagant), les chamelles sont élevées essentiellement pour leur lait et les autorités ont compris le rôle productif que pouvait jouer cette espèce dans l'approvisionnement laitier des villes et dans l’économie du pays de façon générale. La valeur nutritionnelle de ce lait est très intéressante, il est très riche en protéines et contient trois fois plus de vitamine C que le lait de vache. Il possède également une forte teneur en produits anti-bactériens (gammaglobulines, transferrines, lyzozymes) qui en font un produit aux véritables propriétés thérapeutiques. En Mauritanie, malgré les différentes périodes de sécheresse qui se sont abattues sur le pays au milieu des années soixante dix et qui ont fortement décimé les troupeaux, le cheptel est aujourd’hui, estimé à un million deux cents mille têtes.

Le dromadaire possède un arsenal exceptionnel d’adaptations physiques et physiologiques acquises au cours de son évolution dans les milieux désertiques. Ce qui le différencie de certaines espèces animales sahariennes, qui n’ont qu’une forme d’acclimatation et non une véritable modification génétique. Les grandes pattes d’un dromadaire lui permettent de maintenir ses centres vitaux corporels à une hauteur moyenne d’un mètre cinquante. A ce niveau, les températures ambiantes sont moins chaudes qu’au ras du sable. Les pieds des chameaux sont constitués de deux orteils reliés entre eux par un coussinet flexible qui améliore sa stabilité dans le sable et sur les terrains rocailleux. L’ensemble est muni de quatre grosses boules adipeuses formant une semelle anti-dérapante très large pour ne pas enfoncer sur les surfaces meubles et surtout isolante pour ne pas être sensible à la chaleur du sol. L’extrémité de la patte possède deux ongles protégeant le pied contre tous les dommages potentiels pouvant être causés par des coups. Les genoux de l’animal sont recouverts d’une épaisse callosité qui se compose d’une peau aussi dure que de la corne et qui l’empêche de souffrir lorsqu’il s’accroupit sur des sables brûlants. Son long cou souple et musclé lui donne accès pour se nourrir à des branchages situés à plus de trois mètres de hauteur et lui permet, tout en marchant, de maintenir ses narines, qui sont un véritable ventilateur, à environ deux mètres du sol, là où la température de l’air est presque deux fois plus froide. Au niveau de la tête, dans les oreilles et les naseaux, une véritable barrière de longs poils très fournis empêche toute intrusion de sable ou de poussière dans leurs conduits. Les dromadaires, pour protéger leur vision, sont équipés d’une double rangée de cils très longs en forme de peigne, filtrant ainsi le moindre élément étranger. Par réflexe, les cils ferment instantanément leurs paupières, rendant ainsi les yeux étanches à toute agression. Les lèvres d’un dromadaire sont aussi résistantes et fermes que du caoutchouc leur permettant alors de brouter tous les types d’épineux sans se blesser. La caractéristique de la famille des camélidés est de posséder un sillon qui fend la lèvre supérieure en deux comme l’alpaga ou le lama. Pour parachever leur adaptation physique, parlons à présent de leur fourrure thermo-isolante. Ce pelage se compose de poils doublés de sous poils qui protègent le corps de l'animal contre des conditions climatiques les plus froides comme les plus chaudes du Sahara, en emprisonnant une couche d’air neutre. Elle permet aussi d’éliminer efficacement la perte d'eau du corps, par transpiration.
Mais ce qui caractérise sans doute le plus cette adaptation aux conditions extrêmes est leur physiologie très particulière. La bosse du camélidé est une masse de graisse, qui l’alimente périodiquement en nourriture en cas d’abstinence. C’est une réserve énergétique de lipides dont l’utilisation par dégradation consomme deux fois moins d’eau, qu’une autre source d’énergie comme les protéines ou les glucides. De plus, cette dégradation lipidique produit de l’hydrogène sous forme ionique qui associé à l’oxygène de sa respiration se transforme en eau métabolique. Grâce à sa bosse, cet animal peut vivre en moyenne trois semaines sans boire et sans être physiquement affecté. Comme nous l’avons vu précédemment, il peut également perdre plus de trente pour-cent de son poids en eau sans que son métabolisme en soit perturbé. Dans les mêmes conditions, un être humain qui perdrait douze pour-cent de son poids mourrait dans un délai de quelques heures. De plus, la concentration du gras dans la bosse diminue celle du gras sous la peau, ce qui facilite l’évaporation cutanée et permet à l’animal de mieux gérer sa thermorégulation par transpiration. Par forte chaleur, l’animal est capable d’ailleurs de retarder sa transpiration, donc ses pertes en eau, par l’élévation de sa température interne, ainsi il peut atteindre des valeurs de quarante deux degrés Celsius, sans affecter le métabolisme de ses protéines. Inversement, il descend sa température corporelle jusqu’à trente degrés Celsius limitant ainsi ses dépenses énergétiques lors des nuits souvent froides de l’hiver. Son estomac composé de quatre compartiments lui permet de stoker jusqu’à cinquante kilos de nourriture et cent trente six litres d’eau. Ses quatre poches lui donnent aussi la particularité de pouvoir digérer n’importe quelle nourriture ligneuse, en extrayant toujours le maximum d’eau. La plupart des autres animaux meurent quand l'urée accumulée dans leur corps pénètre dans leur système sanguin circulatoire. Les dromadaires, eux, recyclent cette urée, en la filtrant sans cesse à l'aide de leur foie et l'utilisent comme source de protéines et d’eau. Ils sont pourvus aussi d’un système rénal particulier avec une réabsorption de l’eau qui concentre au maximum l’urée dans son urine. Au niveau de leurs naseaux, un mucus épais et réfrigérant piège la vapeur d’eau exhalée, ce qui lui permet de réduire les pertes importantes d’humidité engendrées par la respiration.

Le sang du dromadaire a aussi ses particularités et un rôle essentiel dans le processus d’adaptation à la chaleur et à la déshydratation. Les globules blancs ont un fort pourcentage de polynucléaires neutrophiles (environ cinquante pourcent), alors que le sang de la plupart des ruminants possède en majorité des lymphocytes. Ces neutrophiles ont l’avantage d’avoir un métabolisme en grande partie anaérobie, qui leur permet de mieux survivre au manque d’oxygène dans le sang en utilisant la dégradation oxydative des lipides. De plus, les globules rouges ou hématies, contrairement aux autres espèces, sont ovoïdes et ont donc surtout la capacité de changer de volume selon l’état d’hydratation de l’animal. La résistance des hématies explique d’ailleurs que l’hémolyse (destruction des globules rouges liée à une maladie, à un parasite ou à un venin) est peu fréquente chez ces animaux. Le taux d’hémoglobine dans les globules rouges varie entre treize et seize grammes pour cent millilitres, soit un taux relativement élevé pour un herbivore. Il est reconnu que l’hémoglobine des dromadaires a une plus forte affinité pour l’oxygène, ce qui assure un rendement plus important pour les tissus et les muscles et évite la trop grande accumulation d’acide lactique dans le sang. De plus cette résistance des hématies permet de mieux s’adapter aux déséquilibres osmotiques en concentrant des quantités importantes de chlore et de sodium. On observe les facultés peu communes du dromadaire à ingérer des fourrages et de l’eau salée, sans que son métabolisme soit affecté. L’animal possède aussi des capacités à la sous-nutrition minérale. Le taux élevé de vitamines B3 (quinze fois plus que les autres ruminants) du sang contribue à une meilleure assimilation du calcium et du phosphore. Ainsi, les structures cellulaires du dromadaire sont adaptées pour qu’il puisse survivre très longtemps dans des conditions physiologiques extrêmes.

Mais un des aspects les plus singuliers de l’animal est qu’il vit en totale harmonie avec son biotope par un ajustement comportemental approprié. Il ne mangera que quelques feuilles d'une plante, puis spontanément, il ira vers une autre plante pour en prélever à nouveau qu’une petite partie. Ce comportement préserve la croissance de la flore, dans un écosystème qui reste fragile. C’est également par ce principe de petite ponction, qu’il évite d'être malade, s'il absorbe une plante toxique. Il existe dans le Sahara quelques plantes toxiques qui peuvent être mortelles pour lui. A titre d’exemple le laurier-rose est très fortement déconseillé pour ces animaux. Il peut les tuer en quelques heures.

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Bear L'ours le Lun 2 Nov 2009 - 23:55

Houa Increvable les dromadaires ils sont vraiment fait pour ça !
Merci Régis

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Invité le Mar 3 Nov 2009 - 0:18

Bonjour!

Merci Régis pour ton article passionnant.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, voici le site de Régis Belleville :

http://www.regisbelleville.com/

et aussi ici :

http://www.ecole-survie.com/

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Moaï le Mar 3 Nov 2009 - 1:26

Passionnant en effet, encore un bel exemple d'évolution adaptative inouïe, merci pour l'article et le lien.

A galon,
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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Romain le Mar 3 Nov 2009 - 1:57

drom a écrit:L’homme qui a compris le désert est celui qui a fait vœux d’humilité.

ça fait trés Théodore Monod, comme quoi ce qui comprennent arrivent aux même conclusions. Merci Regis pour ce billet fort complet.

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par John C le Mar 3 Nov 2009 - 6:50

Bonsoir!

Un petit mot sur le chameau de bactriane :

On le rencontre principalement dans le désert de Gobi en troupeau pour les nomades, mais aussi encore parfois à l'état sauvage mais ça se fait rare. Très utilisé par les peuplades nomades turco-mongols, on le rencontre du Gobi en passant par l'Altaï et les régions de Kirghizie, Kazakhstan(...) jusqu'au sud de la Sibérie et en Mongolie intérieure (>chine)

C'est un animal extraordinaire à tout point de vue également!

Plus massif et robuste que son cousin africain, il peut porter 200kg par jour tout en faisant 80km de marche dans le désert.

Sa physionomie proche des anciens animaux laineux de la dernière glaciation lui permettent grâce à ses épaisses couches de graisses et sa fourrure bien garnie de très bien supporter les températures froides et chaudes. Ainsi, peut il encore marcher et travailler par des froids de -20° là où de nombreux animaux en souffriraient.

Tout comme le dromadaire africain, le chameau de bactriane fournit aide de transport (animal de bât), transport humain (course et déplacement), laine (pour cordage, pour couverture de feutre, pour garniture vestimentaire...), lait (fromage, koumys boisson fermentée...), viandes et graisses (ses deux épaisses bosses de graisses sont utilisés comme source de graisse à tout faire, découpées en morceau et conservées pour la consommation.

En contre partie, il semblerait qu'il ne supporte pas aussi bien que son cousin africain la déshydratation.

amical partage, Jonathan


Dernière édition par Jonathan (John.C) le Ven 6 Nov 2009 - 19:54, édité 1 fois

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par Invité le Mar 3 Nov 2009 - 8:54

J'ai appris beaucoup de chose sur ce monde que je ne connais pas...Merci

Erwann

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par ventilo le Lun 19 Déc 2011 - 3:42

J'avais entendu dire qu'il y avaient des chameaux dans ce secteur géographique qu' est la sibérie mais celà m' étonnait et là donc c'est confirmé, merci john.C...
Donc il y aussi des chameaux supportant le froid, c'est impressionnant!
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chameau dromadaire nomadisme

Message par riko le Lun 19 Déc 2011 - 3:57

ventilo a écrit:J'avais entendu dire qu'il y avaient des chameaux dans ce secteur géographique qu' est la sibérie mais celà m' étonnait et là donc c'est confirmé, merci john.C...
Donc il y aussi des chameaux supportant le froid, c'est impressionnant!

salut

lors d'une course au Népal il y a 9 ans, j'avais transité par le Nord est de l'inde et j'avais vu dans une caravane des yacks un chameau! ça m'a surpris je n'aurai jamais pensé en voir aussi haut en altitude. de retour d'un voyage en zone désertique au moyen orient, j'ai pu voir des caravanes de dromadaires a moitié desséché sous un cagnard de plomb ca marche quand meme et ça bronche pas. cette bestiole a vraiment une sacré capacité d'adaptation. le chameau semble peut etre plus résistant que le dromadaire surtout au port de charge non?

Un article de John.C au sujet des chameaux de bactriane :
http://www.nature-survie.com/t1717-faune-nomadisme-survie-le-chameau-de-bactriane-article-a-venir

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Re: La Survie en milieu désertique et le dromadaire

Message par ventilo le Lun 19 Déc 2011 - 4:42

Merci Riko pour le complément d' info!
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chameau

Message par John C le Lun 21 Mai 2012 - 2:47

ventilo a écrit:J'avais entendu dire qu'il y avaient des chameaux dans ce secteur géographique qu' est la sibérie

Bonjour,

en fait comme dit plus haut et dans mon article, le chameau de Bactriane est originaire géographiquement de Bactrian et sa région. Il "préfère" les climats semi aride et aride, comme les plateaux de Bactrian ou du Kazakhstan, le désert de Gobie où il y en a encore pas mal. Donc techniquement, pas de chameau de Bactriane en haute montagne ou en Sibérie, car c'est l'Homme qui l'a introduit (donc pas à l'état sauvage) pour le faire travailler : voilà donc pourquoi on pouvait trouver autrefois (jusque dans les années 1945) des chameaux de Bactriane en Sibérie du Sud (territoire à cheval entre la pleine Taïga et la steppe) comme on peut le voir sur la photo ci dessous.


Des cosaques d'Orenbourg (Sibérie occidentale) au travail avec des chameaux de Bactriane fin 19ième siècle. Peu connu de la masse populaire, il faut savoir que les cosaques de l'Oural et d'Orenbourg qui comptaient une grande majorité de nomades dans leurs rangs (notez que les cosaques étant également des semi-nomades à l'origine), faisaient grand usage de l'animal. L'animal servait notamment aux musiciens lors des sorties régimentaires pour communiquer les ordres.

Cordialement, Jonathan

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