[Presse web] Des cosaques pour garder les frontières

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[Presse web] Des cosaques pour garder les frontières

Message par John C le Mer 28 Juil 2010 - 5:48

Des cosaques pour garder les frontières



Cosaques "gardiens" des frontières de l'Arctique au Nord-ouest de la Russie

"Ce sont les premiers Cosaques de l'Oblast de Mourmansk , frontalier de
la Norvège . La région ressence prés de 500 familles qui se déclarent d'origine Cosaque .

Le rôle du mouvement regional des Cosaques sera d'assurer la garde des
frontières avec la Norvège et la Finlande , d'assurer des patrouilles dans les rues des villes et d'assurer l'éducation "national-patriotique " des jeunes décaré l'Ataman ( chef coutumier élu ) Alexeï Zoubarov .
La présence de Cosaques en Russie est corrélée avec un niveau extrêmement bas de criminalité .

Le camp d'été des Cosaques sera établi prés de la ville frontalière de Lotta ou des groupes de huit adultes et de trois jeunes vont acquerir un entrainement préliminaire dans la défense des frontières .

Une éducation équestre est prévue pour les jeunes enfants .Les Cosaques prévoient aussi la création de brigades de pompiers indépendantes ."



Sources :

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(site d'informations géopolitiques sur l'Arctique)



Peu à peu le mouvement cosaque renait un peu partout en Russie et reprend de l'ampleur. Souvent instrumentalisé politiquement parlant (bref, sans commentaire, mais pour les puristes, Volnitsa reste tout!), ce n'en est pas moins une véritable renaissance de la (de ma) culture que se fait en Russie.



Plus au Sud-Est, des cosaques de Sibérie joue le même rôle :



"Plusieurs centaines de Chinois se pressent, comme tous les soirs, devant la minuscule gare de Graderkova, pour attraper le dernier train transfrontalier qui les ramènera vers leur pays.
Malgré son allure campagnarde, avec ses murs en rondins et ses volets bleus, typiques des villes sibériennes, la station de Graderkova est le point de passage obligatoire des liaisons ferroviaires entre l'Extrême-Orient russe et la Chine du Nord. Le brouhaha des voyageurs s'amplifie avec l'approche du départ. Soudain, un rideau de silence. Deux Cosaques, chaussés de bottes de cuir noires montant au-dessus du genou, un sabre et une nagaïka (fouet de cuir tressé) glissés dans la ceinture, viennent de sauter de leur 4X4, encadrant quatre Chinois menottés. «Ce sont des clandestins que nous venons d'intercepter sur la frontière», annonce fièrement Nikolaï
Nicrasof, en lissant sa moustache rousse. Sur sa veste de chasse cintrée, il a épinglé plusieurs médailles, dont une décoration représentant l'aigle à deux têtes, emblême de la Russie, gagnée par un aïeul lors de l'établissement de «l'Armée cosaque de l'Oussouri», en 1889. Nikolaï Nicrasof est aujourd'hui capitaine de cette «armée» ressuscitée.

Gardiens traditionnels des frontières de l'Empire tsariste, les Cosaques sont, depuis 1991, de nouveau autorisés à afficher leur identité. L'ouverture des frontières, longtemps closes, de la Sibérie orientale et la vague migratoire de Chinois de Mandchourie qui a suivi, leur a donné la possibilité de retrouver leur spécificité.

Entre 1992 et 1994, plus de deux millions et demi de Chinois (jusqu'à quatre millions selon des estimations) sont entrés dans cette partie du territoire russe qui ne comptait que huit millions d'habitants, majoritairement d'origine européenne. Depuis l'an dernier, l'Extrême-Orient russe a refermé sa frontière, imposé des visas et filtre désormais les entrées, ce qui n'empêche pas contrebande et passages clandestins le long des 2.400 kilomètres de frontières. Au niveau de la région russe de Primorie, une simple clôture métallique serpente entre les collines boisées.

Les Chinois ferment les yeux sur les tentatives de passage clandestin vers la Russie, mais les gardes-frontières russes arpentent la «zone interdite» entre les deux pays. Le 12 avril dernier, trois braconniers chinois, qui pêchaient des grenouilles dans la zone interdite, ont ouvert le feu sur une patrouille de gardes-frontières russes qui les poursuivait. Un capitaine russe a été tué. Deux jours après, le chef de la communauté cosaque demandait au gouvernement de Primorie d'«accélérer le renvoi des Chinois illégaux, sans quoi les Cosaques s'en chargeraient eux-mêmes». Depuis lors, des groupes de volontaires ont été organisés. Des escouades réunissant cinq Cosaques et un garde-frontière, munis de cartes, de radios et accompagnés d'un chien, patrouillent désormais la zone interdite, large d'environ 20 kilomètres, établie sur leur territoire et censée assurer
l'étanchéité de la frontière sino-russe. Ils devraient prochainement se déplacer à cheval. Au cours du mois d'avril, plus de 200 Chinois illégaux ont ainsi été interceptés et renvoyés en Chine.Avec leur équipement, dont une partie provient d'uniformes d'avant 1914, les Cosaques semblent livrer un combat d'un autre âge pour défendre les terres conquises par leurs ancêtres. «Les Chinois viennent braconner les plantes médicinales et les animaux qui abondent dans la zone interdite. Ce territoire constitue une sorte de réserve naturelle que nous voulons préserver. Mais les Chinois profitent de notre faiblesse passagère. Ils sont trop nombreux et font tout à grande échelle. Après leur passage, tout est saccagé», explique Mikhaïl Gubar, chef de la brigade de volontaires de Graderkova, d'un ton excédé.Quelques kilomètres plus au nord, sur le fleuve Amour (dont le chenal principal sert de démarcation), deux pêcheurs russes surveillent calmement leurs lignes. Face à eux, une trentaine d'embarcations chinoises se positionnent. Les Cosaques surveillent l'opération à la jumelle.
Soudain, un paquet est largué par-dessus bord. Quelques secondes plus tard, une explosion provoque une énorme colonne d'eau. Les Chinois pêchent à la dynamite...Le réveil des Cosaques ne se limite toutefois pas à la poursuite des Chinois clandestins. Dans toutes les zones frontalières de Russie, de la Sibérie orientale à la Moldavie, l'ensemble de la communauté cosaque, forte d'environ deux millions de personnes, est déterminée à renouer avec ses racines. «Etre cosaque, c'est une mentalité et un mode de vie», explique Vladimir Kireev, représentant officiel des Cosaques auprès du gouvernement de Primorie, tout en pointant les emplacements des «villages cosaques» de la région sur une carte de 1902.
A Graderkova, une école et un club pour enfants de 8 à 13 ans, baptisé Yermak, du nom du Cosaque qui conquit la Sibérie au XVIe siècle, «apprend aux enfants le patriotisme», explique Sergueï Lantvoi, attaman (chef élu de la communauté Cosaque) de Graderkova. «On leur apprend notre histoire, notre culture, nos traditions, ainsi que les arts martiaux et l'équitation», précise le responsable. Chaque district cosaque édite son journal et des recherches ont été lancées dans les bibliothèques et greniers de la région pour retrouver des archives. «Pour l'instant, nous ne possédons que deux livres: l'un, datant de 1897, sur les techniques d'entraînement militaire des Cosaques, l'autre imprimé en 1914, sur le règlement de l'armée cosaque de l'Oussouri», se désole Sergueï Lantvoi en caressant les couvertures usagées. «Peut-être que les Cosaques en exil en France nous enverront quelques documents, hasarde-t-il avec un sourire. Nous cherchons à savoir qui nous sommes et d'où nous venons.» Dans l'immédiat, les Cosaques de Sibérie ont rétabli les «Kosak Krug»,cercles réunissant les hommes de la communauté pour élire l'attaman et prendre les grandes décisions. «Nous nous réunissons deux fois par an, explique Sergueï Lantvoi. Lors des cérémonies d'intronisation, on embrasse une statuette du Christ et on chante. Les femmes ne sont invitées que lorsqu'un problème particulier les concerne.»Le gouvernement russe, de son côté, tolère plus qu'il n'encourage cette renaissance. Les «volontaires» sont, pour l'instant, bénévoles et les autorités leur refusent l'usage des armes, sauf en cas de légitime défense. L'intégration progressive des Cosaques dans les rangs des gardes-frontières et de l'armée est envisagée, mais les autorités militaires s'interrogent sur leur respect de la hiérarchie. «Un Cosaque obéira-t-il prioritairement à son chef clanique ou à l'officier responsable du régiment ou de la garnison?», s'interroge un officier des gardes-frontières de Khabarovsk. Les Cosaques sont confiants: «C'est le travail de chaque Russe, plus encore s'il est Cosaque, d'aider la Russie quand elle est en difficulté», affirme Mikhaïl Gubar, le chef des volontaires de Graderkova, en fouettant sa botte de sa nagaïka."


Sources :

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Re: [Presse web] Des cosaques pour garder les frontières

Message par Skall le Mer 28 Juil 2010 - 6:10

Passionnant comme d'habitude ! Merci pour le partage en tout cas.

Je ne savais même pas que Tolstoï avait écrit un roman qui s'appelle " Les Cosaques"

Je me souviens avoir lu " Dersou Ouzala" de Vladimir Arseniev ou l'auteur parle des cosaques et de leur aide apportée à la découverte du territoire Russe...

Je vais continuer à lire sur les cosaques...

Merci.

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Re: [Presse web] Des cosaques pour garder les frontières

Message par Invité le Mer 1 Sep 2010 - 4:16

salut

en cherchant sur le web j'ai trouvé ca

http://www.russie.net/russie/cosaques.htm

traité en paria quelques temps les cosaques sont maintenant réabilités et traité comme des peuplades autochtones et se voient réatribuer des terres et leur rôle de gardien.

a+ anchi

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Re: [Presse web] Des cosaques pour garder les frontières

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